‹ Histoire de la GauleChapitre 57 sur 718 · VI · texte numérisé non relu

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tion'. Mais ils se résignaient malaisément à ce rôle d'auditeurs et de comparses, et leur volonté illégale et tumultueuse dominait souvent les décisions réfléchies du sénat et des chefs. S'agissait-il d'une élection passionnante? le peuple prenait les armes et se montrait-. Les sénateurs refusaient-ils de déclarer une guerre qui plaisait à la nation? elle se soulevait et massacrait ses maîtres \

Dès que l'état de guerre était déclaré, alors, et de droit, tout le patriciat inler^•enait. A l'instant où les magistrats et le sénat avaient décrété la levée en armes, un régime nouveau commençait pour la cité, régime où la décision des chefs était subordonnée au consentement de leur peuple. La nation armée devenait une véritable démocratie'. — Elle se rend d'abord, à un jour et à un endroit fixés, pour tenir 1' < assemblée en armes ». Ce jour-là. tous les hommes faits doivent se présenter en attirail de guerre : le dernier-venu est, à la vue de tous, mis à la torture et tué*. Puis s'opère le recensement général, tète par tète, de manière à ce que les généraux et les dieux connaissent exactement le nombre de leurs hommes, et les chiffres sont gravés sur des tablettes*. Enfin, le chef annonce qu'il y a guerre, donne le nom des ennemis et la route à suivre'. — Quand il faut choisir le commandant de l'armée, c'est l'assemblée mili-

1. 1,4, 3; V, 56, 4 (encore est-ce une assemblée militaire). Tite-Lire vXXI. 20. I elT) fait cependant admettre des ambAssadeurs m coneiUam (cher les Volques. le» Cavares ou les Salyens?), mais il semble que ce fût un conciUum armaf um ; cf . n.7.

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