‹ Histoire de la GauleChapitre 588 sur 718 · Ici, p · texte numérisé non relu

Ici, p

C. On peut idcnlifler seulement quelque? Iribus, outre celles nommées p. 450, u. 9, p. 451, n. 1, 2, 7, et plus loin (n. 7, et p. 453, n. 4 et 5) : Sybillates (Pline, IV, 1U8; ou Sibuzales vor. Sibulales, César. III, 27, 1), la Soulc; (ianimni ou Garunni, haute vallée de la Garonne? (César, III, 27, 1); Monesi {Oncsii'!), vallée de Luclion? (l'Iine, IV, 108; Slrobon, IV, 2, 1); Campo[n]i (Pline, IV, 108), vallée de Compon?; Veiiami (Pline, IV, 108) = lienarni?, Lescar el Itéarn; les Oscidatcs monlani et ramoestres de Pline (IV, 108) se retrouvent dans les Sotx Tironianx {Obsedatus montani el campestcr, /.anjreincisler, .Yrur lleidrlbcrjrr Jahrbiicher, M, 1802, p. 10) et peut-être cliez Ploléinée (AiTio-., II, 7. 11) : il est possible que ce soit le poys d'Oloron cl, par suite, ils peuvent être ibériques (cf. t. 1, p. 270, n. 5, t. II, p. 453, n. 3).

7. César. III, 21, 22 : Oppidum Sotialium, Sotiates, ovec les vor. Soniiates cl Soniiatnm; Sotiota au nom. sinp., sur les monnaies ;Cab. des .Méd., 3004-13). Si je ne me trompe sur cet emplacement, Sos devait son imporlancc h sa situation à mi-cliemin sur la roule de la Caronnc n l'Adotir. dWpen ou Port-Sainle-.Marie à Sos. elde lii à Aire ou à Tart.is. l)a.x elHaxonnc ;Cé-nr, III, 20. 2; 23. 1). - Autres oppida dés lors probables : Leiioiire, I.ariorn (cf. Camoreyl, La ]'ilU des Soliates, Auch, 1897, p. 125 els.); f.auze (FAiisalcs, César, 111,27, 1; Pline, IV, 108); Lescar {Itenearnum, Itinéraire Antonin, p. 452, 6, W.); Oloron illuro).

mines et de fouiller la terre pour en extraire ses richesses métalliques* ; en exploitait déjà la vertu merveilleuse de quelques-unes des eaux chaudes et divines du territoire : Dax, à la frontière de la Lande boisée et de la riche Chalosse, était un rendez-vous de malades, un centre de vie souffreteuse et d'espérances physiques '. — Enfin, ce qui amena surtout ces hommes et ces tribus ù la civilisation, ce fut l'influence des Ibères.

Les Ibères occupaient, à l'angle sud-est de la Gascogne, les réirions d'Auch et de Tarbes ^ : et c'était, à tous égards, le meilleur lot de la contrée. Sur la route du Gers, les Ausques possédaient les terres fortes de l'Armagnac, riches en céréales : l'opulente « ville-neuve » d'Iliberris, Auch', bâtie sur une colline de hauteur médiocre, ressemblait moins à la citadelle d'un peuple en armes qu'à un vaste grenier où s'entassaient les récoltes, et s'annonçait déjà comme la capitale économique de la Gascogne. Dans la haute vallée de l'Adour, les Bigerrions du Bigorre' tenaient, autour de Tarbes, ces immenses pâturages où s'engraissait une race de bons chevaux de guerre ^

De ces deux régions favorisées, l'influence ibérique descendait vers les plaines ou remontait les vallées. Elle était d'autant plus forte qu'elle pouvait se renouveler sans cesse par les grandes voies pyrénéennes, par les cols de Roncevaux et du Somport, qui menaient aux cités déjà anciennes du bassin de ^Eb^e^ Les rela-

Page 1