‹ Histoire de la GauleChapitre 590 sur 718 · Bigerriones, César, lll, 27, 1; Begerri, Pline, IV · texte numérisé non relu

Bigerriones, César, lll, 27, 1; Begerri, Pline, IV

6. Allusion à ces chevaux, ce semble, chez César, III, 20, 3; VII, 31, 5. — Les Bigerrions fabriquaient peut-être déjà ces manteaux courts en laine à longs poils qui devinrent célèbres dans le monde romain sous le nom de bigerricx. Sulpice Sévère, Dialogues, 1 (2), 1,8; etc.

4r.4 LES DIFFÉRENTS PEUPLES.

lions étaient constantes entre les deux versants, et elles ne consistaient pas seulement en va-et-vient de bergers et de troupeaux sur les sentiers de transhumance. Les négociants du Sud arrivaient dans le Béarn avec leurs sacs garnis des pièces d'argent frappées chez les Ibères d'Espagne'; les tribus de la Gascogne et celles de lacôte cantabrique s'entr'aidaient en temps de guerre* : les montagnes, loin de les séparer, semblaient les rendre solidaires*. De proche en proche, la langue et l'alphabet des Ibères, leurs coutumes, les dieux tutélaires qui leur étaient chers, avaient gagné tout le Sud-Ouest de la Gaule jusque dans la vallée de la Garonne, où les deux influences, espagnole et celtique, se rencontraient et se mêlaient \ — C'est enfln grâce aux Ibères, je crois, que toutes les populations de la Gascogne connurent les premiers bienfaits de l'union et de l'unité.

Kn temps ordinaire, elles répugnaient, semble-t-il. aux groupements permanents en cités ou peuplades : Boïates et Médulles n'étaient que des tribus. Sauf dans la vallée de TAdour, où le nom de Tarbelles associait à demeure les hommes do la Chalosse et ceux du Labourd*, on ne trouvait pas au sud delà Garonne de ces vastes fédérations qu'étaient les peuples gaulois : l'horizon normal des tribus ne dépassait pas le cadre de leurs montagnes ou de leurs bois'. Mais elles surent cependant, sous la menace d'un ennemi étranger, se rapprocher

1. Trésor de Barcus, cf. U I, p. 273, n. 4, l. II, p. iCt."), n. 6.

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