‹ Histoire de la GauleChapitre 607 sur 718 · Cf. t. l, p · texte numérisé non relu

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3. César mentionne comme tribus germaniques, outre les Éburons : 1" Condrusi (II, 4, 10; IV, G, 4; VI, 32, 1); c'est le Condroz, pagus Condrucius illolder, I, C.109S); 2* Cxrœsi ou Cxrosi (II, 4, 10), pagus Carascus ou pays de Priim??icf. Longnon, pi. 8); 3" Pxmani (var. Cxmani, 11, 4, 10), Famenne ou le pagus Falminis, valli-e île la Lcssc?; 4' Segni (VI, 32, 1), haute vallée de l'Ourthe, partie du pagus d'Ardentie?. Ces tribus, Éburons compris, uno nomine Germani appellantur (11, 4, IG), ex génie et numéro Germonorum (VI, 32, 1). — Sur ces peuples : Zeuss, Die Deutscli-n, p. 212 et s.; Iloulez, Borgnet et Wauters, Bulletins de l'Académie... de Belgique, XXXI' a., II" s., XUI, I8G2, p. 379 et s.; .Mùllenhoff, Deutsche AUerlumskundc, II, 1887, p. I!)G et s.; Piot, Les Pagi de la Belgique, dans les Mémoires couronnés, etc.. Académie royale... de Belgique, in-4, XX.XIX, 1, 187G; et les ouvrages cites p. 472, n. 1.

4. Le domaine des Éburons me parait embrasser le pagus Hasbanii ou Hesbaye. et les pays de Liège, Vcrvicrs, .\ix-Ia-Cliapeile; César, V, 24, 4; VI, 5, 4. 11 ne devait pas descendre bien au delà de .Maéstricbt, étant ignobilis et humilis civitm (V, 28, 1 ). Aduatuca, Tongres, caslellum, fere in mediis Lburonum finibus (VI, 32, 3, l).

5. César, II, 29, 4; Namur semble leur principal oppidum, 11, 29-33.

Trévires, de leur sanj^ germanique'. Mais le gros de la nation, là encore, semble gaulqis : c'est tout au plus si quelques familles transrhénanes, avant-garde d'invasion sur la route de Paris, s'étaient glissées parmi ces Belges du Haiuaul-.

La vie des Kl»urons et de K'urs congénères rappelait parfois celle des sangliers dont ils avaient pris peut-être le nom\ et qui partageaient avec eux l'empire des Ardennes. Leurs demeures étaient de grandes fermes dans le voisinage des bois*; ils n'avaient pas de villes : à peine, de loin en luin, quelques hameaux fortifiés* leur servaient de retraites, encore que les meilleurs refuges fussent les fourrés de leurs sylves*. Les tribus s'isolaient l'une de l'autre, vivant d'une organisation assex rudiinentaire '. Il n'y avait pas une différence sensible entre ces sociétés germaniques et les sociétés ligures des mauvaises terres du Midi. Elles ne renonçaient pas à se servir d'armes de jet pendant les batailles*; leur solide infanterie, leur habitude des stratagèmes, leur dextérité dans les escarmouches, en firent pour les Homains des adversaires tout autrement redoutables que les Celtes*. Les Éburons furent les seuls qui purent se vanter d'avoir, comme plus tard les vainqueurs do Varus, anéanti toute une armée de Rome, et laissé un vide éternel parmi les numéros des légions de César".

Mais en prenant des champs sur ce sol, les Cermains prirent aussi quelques nouvelles habitudes. Dans cette rencontre entre

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