LES GERMAINS LE LONG DU RHIN ET DANS LES ARDENNES. 4G
chement j^aulois, et de nom et d'attitude'. Mais ils devaient avoir donné asile ou droit de cité à de nombreux émigrants, remontant sans relâche l'attirante vallée de la rivière -.
Par la Meuse, au contraire, ce furent des tribus entières qui s'insinuèrent dans le monde gaulois, entre les deux cités des Nerviens et des Trévires. De Maëstricht à Mézières, la Meuse et ses affluents enlaçaient en tous sens le plateau boisé des Ardennes, confusion sauvage de marais, de rochers et d'arbres, riche en bêtes et pauvre en hommes. On n'empêcha pas les tribus germaniques d'y prendre une place définitive. Elles s'échelonnèrent dans les couloirs de culture qui longeaient les rivières, Hervé, Hesbaye, Condroz, Famenne, Hautes Fagnes^ La plus puissante, celle des Eburons, s'établit dans le pays le plus riche et le plus passager, sur les deux rives de la IVicuse, autour de Tongres et de Yerviers \ Et il restait encore des recoins pour de nouveaux-venus, puisque, sur la même route, les Cimbres et les Teutons laisseront une de leurs bandes à demeure (les Aduatiques autour de Namu^^ — Plus au sud-est, le long de la Sambre, les Nerviens se vantaient, comme les
1. César, VIH, 25, 2; Vil, 03, 7; V, 3, 1. La vérité était que, d'une pan, la cité cuUu et ferUale non muUum a Germanis dljjercbal (VIII, 25, 2), et que, d'autre part, elle eut pour clientes des tribus germaniques cisrliénones, comme les Condrusi (IV, 6, 4; n. 3). Cf. ici, p. 477-8.