‹ Histoire de la GauleChapitre 646 sur 718 · César, III, S · texte numérisé non relu

César, III, S

3. César ne parle des Namnétes III, 0, 10) qu'une fois, comme allié» des Vénrles.

4. T. I, p. 79-SO. 187, 387. *l(t. 410; L II, p. 330 et 223. .•■.. T. l, p. 150-7. 108. 1.85.

L'aUMORIQUE et les AULERQUES. 493

des Redons, est presque toute entière une nation de vallées, do lignes de rapprochement : par le lit du Couesnon, elle touche aux hauteurs d'arrière de la Normandie ' ; par la descente de la Vilaine, elle mène au Morbihan; par celle de l'Oudon, dont la source confine à son territoire', elle s'ouvre sur la Loire angevine. Elle est, sur terre, le nœud où tous les peuples armoricains s'unissent entre eux et s'unissent à la Gaule'' : il y a chez les Redons une tribu d'origine carnute'. — Mais ce rôle d'Etat central appartenait, plus naturellement encore, aux Aulerques.

Le nom aulerque^ s'étendait, au nord de l'Anjou, sur les rivières en éventail qui convergent pour former la Maine. Presque toutes les collines de la Normandie lui étaient soumises; il touchait à la Seine, à laquelle il arrivait par l'Avre et par l'Eure; la Vilaine prenait sa source chez lui ou près de lui. On trouvait donc ce pays aulerque en arrière des terres armoricaines, bretonnes et normandes : et non pas comme une bande sans profondeur, mais comme une région très compacte, sillonnée par de grandes rivières, Mayenne, Sarlhe et Loir, adossée au profond massif des montagnes du nord, et regardant à la fois vers les deux fleuves de la vieille Celtique, la Seine et la Loire. Ces Aulerques étaient, en outre, un peuple fort ancien, du premier ban des envahisseurs, et qui avait jadis essaimé très loin, vers Lyon et vers l'Italie ^ Ils avaient de grasses terres", de rudes combattants'; la guerre de l'indépendance recevra d'eux un de ses meilleurs capitaines, Camulogène,

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