‹ Histoire de la GauleChapitre 685 sur 718 · T. I, p. 251 et p. 290. n. 11. p. 292, n · texte numérisé non relu

T. I, p. 251 et p. 290. n. 11. p. 292, n

10. Opulenlissima civilas, dira Fronlin. Stratagèmes, IV, 3, 14.

11. Scnoncs. Cf. p. 30. - Quanlin. necfierches sur la géogr. et la topogr. de la cité dWaxcrre et du pagus de Sens, .Vuxerro, IS.'iS.

5i« LES DIFFERENTS PEUPLES,

leur uom, s'il était vrai qu'ils avaient envoyé en Italie les vainqueurs de TAllia '. Les Sénons de la Celtique avaient à peu près réussi à tirer b<»n parti de la vallée sé(|uanaise et de ses heureuses dispositions. Au sud, ils s'adossaient au Morvan : leur territoire d'Auxirrc servait de lien aux routes qui amènent à l'Yonne les eaux et les bois du massif Central • ; le cours inférieur de TArmançon leur permettait d'offrir aux marchands ua vestibule direct vers la Saône'.

C'est sur l'Yonne, le véritahle prolongement de la Seine commen iale en amont de Paris, que se b;\tit la principale bourgade des Sénons, Agedincum ' ou Sens, à l'horizon de ces muis- Fons qui étaient une de leurs richesses*. Au delà de Sens, le confluent «le la Seine et du L«»ing leur apportait deux nouveaux faisceaux de roules, celui de la Loire * et celui de la Champagne*. Plus bas encorr. la petite ville de .Melun {Mctlosedum), bâtie dans um- ile, était une escale importante «le leur batellerie*. Leur territoire ne s'arrêtait que vers Corbeil, dans les marais

1. T. 1, p. 2T)\, 2SS. 290. n. l» .1 10, p. 202, 293 et suiv., p. 4*7-8.

2. (Jue le pnvs d'Aiixcrro soit nux Sénons, non nux Kiiucns, coin me parait rrsultor : I de ce iiuf r.f«>nr. rUnl vers Nevcrs, ne sciiildo pas loin de clin los Sénons (VII, ."îC, Ti); 2° dr ce quils éUicnl civUas in primis firma [\, Si, 2); 3* de ce qu'il (il plus tard partie de la province de Scnonaise (Not. Gall., 4). Opondaat je doute encore & ce sujet, et no peux arûrmer qu'il no fût pas aux Kdnont (cf. p. 98, n. J).

3. Je place épalcmonl chez eux, hyiiotln-liqurmont, le pays de Tonnerre, et. avec moins d'hésitation (ft. p. 524, n.C , celui de Troyes : leur frontière, sur l'Armancon, devant s'arrêter vers les l»ois de .Mi>nlt>ard.

4. lx> mot parait pnVoltique. Il n'y n aucun motif de douter <\u'AgrJincam na •oit Sons. Céiwr. VI, 44, 3 : séjour de six logions K Sens en .')U'S2; Vil, 10, 4. cl 57, 1 : dépôt des hapnjres de lo«to l'arniéo. Tout cela fait supposer que Sens était dès lors une liourjradc importante, et au centre d'un pays riehe. Je up suis pas sûr que le (iâlinais fut ali»n« une mauvaise lorro, et que le» blés necesMirvs à l'orméo vinssent tous i!c la Uoauco ou do la Bric française.

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