XVL — LE BASSIN DE LA LOIRE
Les bassins de la Loire et de la Seine ne sont séparés ni par l'obstacle des distances ni par celui des montagnes. Un seul gîte peut suffire, et deux journées de marche, pour aller de l'un ù l'autre fleuves. A quinze lieues seulement de chacun d'eux, Chartres domine la vallée qui conduit à Mantes et la plaine de moissons qui finit à Orléans ; Montargis, dans une situation semblable, est également à une ou deux étapes d'Orléans et de Gien, de Sens et de Melun"; de Nevers à l'Yonne, enfin, la Nièvre trace une route rectiligne de même longueur^
Aussi, les grands Etats riverains d'un de ces deux fleuves ne résistèrent jamais à la tentation de rejoindre l'autre. Les Sénons avaient cherché la Loire par les routes de xMontargis et de Gien *, etl'atteignaient sans doute de BriareàLa Charité ^ Invcrsenicnt, les Carnutes de la Loire se sont installés sur la Seine, de Médan à Vernon ^ et les Eduens débordent de toutes parts dans les vallées supérieures, àClamecy, à A vallon, à Alise-Sainte-Reine '.