‹ Histoire de la GauleChapitre 692 sur 718 · Cf. p. 28, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 28, n

7. Cf. plus loin, p. 530-8. L'Auxois dépendait des Kduens; de rn<'riM'. Av.illoii it le pays avalonnais ; Clamery, sur la route Nicvre-Yonne, est à la lisiiTi- nord du pays cducn de Ncvcrs. bur le pays d'Auxone, cf. p. 08, n. I, p. 520, n. 2.

Et ces derniers Etats, TEtlucn menaçant les Sénons par les terres hautes de l'Auxois et du Morvan, le Carnute les bloquant par son port de Manies, réduisaient ainsi rinij)orlanoe du seul grand empire celtique qui ait pu se conslituir dans le bassin parisien.

C'est donc enfin à la Loire que nous devrons les vrais Étals souverains de la Gaule celtique, et de toute la Gaule même. La vallée de la Loire, en eiïel, était la seule à réunir toutes les conditions de puissance requises en ce temps. Son fleuve figurait la ligne médiane de la Gaule : il naissait près du Ilhône, coulait le long de la Saône, rejoignait presque la Seine entre Gien et Orléans, et enfin, près de son embouchure, se rapprochait de la Garonne. Même la terre extrême de l'Armorique tenait k la contrée ligérine par le seuil qui unit Nantes à la Vilaine, ou par le chapelet d'Iles qui du Croisic à Ijuiberon encadre la mer Vénète. II n'y avait aucune régiun sur laquelle un Etat dt' la Loire ur pùl iiicllre la main ou faire passer ses marchands et son influence'.

Les ressources intérieures du bassin assuraient sun indépendance. Nulle part, le sol et le sous-sol de la France n'étaient exploités avec une telle énergie : là s'étalaient les plus vastes étendues tle terres arables dont elle \\\i[ s'enorgueillir, Limagnc et Beauce; \h s'entassaient les richesses métalli(|ues des montagnes, or, argent et fer, et peut-être même l'étain et le cuivre, si rares ailleurs'. De Bourges à Alésia par Bibracle, c'était Jilors comme la grande route de l'industrie gauloise'. Enfin, maîtres «les forêts et des montagnes centrales, souverains incontestés des plus hauts lieux \ les Etats de la Loire dominaient la Gaulo comme d'une formidable citadelle.

Ce n'est point sur la Loire, assurément, (]ue s'est formé le

t. Cf. 1. 1. p. 2n. 30.

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