Cf. p. 28, n. 3, cl p
t. hully est aussi, au point de vue geoi;r.iplni{uc. un piMiit iinp<frlADt du court de lu l.oirc. Vid.il de la IM.iclie. p. 101. 8. Klongî» de la forôl de I.ongny.
U. Cf. t. Il, p 08, D. 1.
ils quelque lieu sacré, étang, bosquet ou fontaine, qu'ils célébraient comme l'ombilic du domaine gaulois'. Voilà pourquoi ce fut de ce pays, au temps de la guerre de l'indépendance, que partirent les décisions générales, les appels à la guerre sainte ■. Ces hommes étaient, pour ainsi dire, les hérauts sacrés^ de la Gaule, criant la bataille à l'entrée de toutes ses routes. — Car ils campaient au centre des voies principales de la Celtique : la Seine leur amenait les marchandises du bassin de Paris ; la Loire, celles des hautes terres; et par l'une et l'autre arrivaient les produits du Rhône et de la mer; en aval, l'Armorique communiquait sans peine avec eux\ Pour aller de Lutèce à Bordeaux, de Germanie en Aquitaine, il faut passer par Orléans'. Cela faisait des Carnutes les commissionnaires ou les transitaires obliçrés des grandes opérations commerciales. Orléans [Genabum''), pont et port sur la Loire, à égale distance de Bourges, de Sens et de Paris, était désigné pour devenir une place commerciale de premier ordre : aussi loin qu'on le trouve nommé, il paraît un rendez-vous de marchands et de fournisseurs d'armées'. — Derrière lui, s'étendent les champs de blé de la Beauce, sur les dix ou quinze lieues de routes qui mènent à Chartres ou à Pithiviers, et tout cela, avec ces deux bourgades,