T. Il, p. 07 et suiv., p
6. Andts : César, II, 35. 3, III, 7, 2; Amli : Vil, 4, 6; Vil, 75, 3?. Plu? Urd Aniicavi (l'Iine, IV, 107) ou Andfcavi, Tac. Ann., III, 41.
7. Turones : II, 35, 3; Turonos : VU. 4. G (var. Tursomnoj, Tarsammos)] VII, 75, 3; VIII, 40, 4 (vnr. Turones).
532 LES DIFFEIIENTS PEUPLES.
les excellents carrefours stratégiques et comnierriaux que sont d'un côté les confluents de la Maine, de l'autre les rencontres du Cher, de l'Indre et de la Vienne ' ; mais ce furent de petites nations, les moindres de la Loire; la terre y paraissait alors moins fertile qu'elle n'était"; elle mancjuait peut-être de grosses bourgades ri de bons refuges militaires', et si la cause de l'indépendance en vit sortir quebjues-uns de ses cliampions, le pays lui-même se laissa prendre sans coup férir ^ Andes et Turons ne pouvaient encore tirer qu'un médiocre parti de leur situation : leur malchance ressemblait à celle des gens de liouen et de Paris''.
Les forces agissantes du bassin de la Loire, matérielles et morales, se répartissaient tnlrc les quatre États d'amont.
xvii. — Li:s CHATui; n.mions centrales
L'État raniulf, df IJltiis à Sully >ur la L(»ire. de Mantes sur la Seine* aux étangs de la Sologne', recevait sa force des (lieux, des prêtres, des roules, du blé et des forêts. Délégation sacrée de tous les j)eujilt'S, les druides y lenaiont leurs assises : on y invoquait solennellement les dieux communs du nom celtique. Sur son domaine était le milieu de toute la Gaule : et peut-être, soil dans ces forêts du l'erche où l'Kure et les rivières du Maine mêlent presque leurs sources", soit plutôt dans celle d'Orléans où les j)remiêres eaux de l'Kssonne parisienne semblent sortir de la Loire elle-même *, les Carnules montraient-
1. l"osl pour cila que les légions y oui liivcrné ou sojounu' en ri"-50 (II, 35, 3) et 51 (VIII. 40. 4).
2. lnoi>ia fnimrnti cliex les Andes, 111, 7, 2 cl 3; cf. p. 200, n. 7.