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des gens actifs et industrieux, ils possédaient de très riches mines de fer, savaient les exploiter, travailler et combiner les métaux ^ Lorsque César assiégera leur ville, il sera étonné de leurs ressources en moyens d'attaque et de défense '. Devant Gergovie il céda à la force, à Alésia il l'emporta par l'opiniàtreté; à Avaricum, le sièsxe fut une affaire de science et d'habileté, et c'est la seule ville gauloise qui ait résisté à la façon de Marseille la Grecque'. — Bourges formait la clé de voûte de la puissance militaire des Bituriges*. Cette puissance était, par là, un peu artificielle, construite surtout de main d'homme. A coup sûr, leur Etat embrassait une région vaste ^ bien délimitée par les brandes et les étanirs de ses frontières, homo<?ène et d'entente facile, le Berry : mais il se tenait un peu à l'écart de la Loire et de^ principales routes de la Gaule ' ; il n'avait pas assez de domaines en montagnes et en forêts pour se faire craindre'; les marchands pouvaient se passer de lui. Sa souveraineté ne dura pas. Au temps de César, il était le client des Eduens, ses voisins aux approches de la Loire '.
Les raisons de la fortune des Eduens' étaient surtout militaires et commerciales. Au centre de leur Etat s'élevait l'énorme
1. D-sar, VII, 22, 2 ; Strabon, IV, 2, 2: cf. p. 304 et 31 1.