‹ Histoire de la GauleChapitre 70 sur 718 · Cf. VI, 4, I · texte numérisé non relu

Cf. VI, 4, I

et INSTITUTIONS POLITIOLES.

aimait à les einbcllir Jédilioes. A Gergovie chez les Arvernes, les nobles avaient leur résidence d'hiver'. Les principaux des Allobro;,'es commençaient à quitter leurs bouriradis rj)arses, pour s'installer sur les coteaux de Vienne, aux bords du fleuve clair il vivant". D'Avaricum, César nous dit que les Hituriges étaient fiers de sa splendeur, et prononce à son endroit lo mot de « beauté » ^ : il faut donc qu'ils y aient accumulé, depuis les années de leur hégémonie*, des maisons et des richesses. Bibracte enfin, sur le m<»nt Heuvray, comptait plus qu'aucune de ces villes dans l'existence de sa nation; les magistrats des lùluens y séjournaient; les assemblées ^politiques s'y tenaient; elle renfermait les locaux (1rs administrations permanentes. Klle jouissait, dit César, de « la plus grande autorité dans hpeuple » ' : ce qui veut dire (jue, comme Athènes ou comme Home, elle tendait à devenir la patrie unique de tous le» liiMiimes de la cité.

Il est [iroblable que les Éduens étaient, à ce point de vue ft a d'autres, à l'avant-garde du progrés politifjue. Mais, derrière eux, Hituriges, Carnutes, Arvernes, .Vllobroges, Hèmes, toutes les cités celtiques <'t les plus méridionales des cités belges', s'habituaient peu à pi'U à concentrer leurs pensées sur une seule ville, à l'admirer comme une merveille, à la respecter comme leur mère et leur métropole' ; quand César voulut briser

1. Cfld ri'bullc de Osnr, VII, 4, 2. Il esl bien probable que dacs les cités pou- ▼erniM-s |i.irilo9 rois, il pxiMlait dos villes servant de résidence royale; cf. Dindon», XX.\1V-V. :$«; t. I, p. 303. n. 2.

2. Slralion. IV, I, tl : l'expri-ssion do |iT)tp6icoXiv... \tjo\i,ity^-^ parait bien >>o rnppnrliT à IVpo(iue de rind^|>rndaiice.

3. l'ulrherrimam i>mpe totius GalUit urbfm, qum et pmidio ft ornamfnto tit cwîtuti, VII. t.n, 4.

Page 1