‹ Histoire de la GauleChapitre 703 sur 718 · Césnr. I · texte numérisé non relu

Césnr. I

8. Cùsar, 1. lC-18; V, 7; VU, 37-40, 5i-55, W. y. Noie précédente.

10. Voyez les précautions prises contre la tyrannie, p. IT-S.

5iO LES DIFFÉRENTS PEIPLES.

la voie populeuse de lu Saône, et, plus loin, lu Bresse opulente, les marais des Donibes, la haute pluinr du Forez, vaste poche entre deux hautes chaînes, la triste Sologne bourbonnaise : que de conslrasles entre les terres, que de divergences d'habitudes etdintérùts s'y ajoutent à lu distance! Il fuut, pour que Bibracto les garde unies autour d'elle, une ambition qui ne se démente pas, une défiance de tout instant, beaucoup d'adresse et très pou de scrupules. L'Empire éduen présentait quelques-uns dos caractères de la puissance bourguignonne, qui le refera à lu lin du Moyen Age '.

L'Empire arverne- avuit sur lui l'incomparable avantage do ruiiité. A son pourtour, c'est, non pas lu route, niais lu muraille \ c'est une chaîne de hautes montagnes, courbée en lu forme d'un for ù cheval, puissante, continue, lu moins accessible de lu Guule : sur les côtés, les Puys, le mont Dore, le Cantal, les monts du Livrudois et de la Madeleine, qui étaient aux Arvernes proprement dits; dans le fond, l'Aubrac, le mont Loz«''re et les Causses, qui étaient aux Cabales du Gévaudan, leurs constants alliés \ les monts du Volay, aux Vellaves, leurs sujets" ; sur ces montagnes, tantôt des pâturages aux vaches célèbres par leur lait *, tantôt des mines d'argent ' et, plus souvent encore, des forêts suris fin. noires jjurfois comme des rebords de l'enfiT, dévastées pur des bêtes fuuves ou des monstres de légendes '. Muis au milieu ilolles, c'est la plaine do lu Limugno, immense cl uniforme, qu'on diruit prépuréo |)ur le rouleau pour le travail des hommes'. Cv-^

Page 1