Cf. p. 523, n
5. César. VII, 08, 1; 71, 7; 78, 3. I>e« Mandubii (T«r. .Vandaoii) seront toujoun considérés plus tard comme faisant partio du pays éduon. C<îla résuit*, dos le temps de César, du fait qu'il n'en |«\rlo jamais que comme d'un pntujte secondaire. I,e nom a une terminaison d'apparrmo précolliqne, ressoniMe h roux de populations liu-uros (cf. p. 4S9. n. 3) : loj> Mnniluluons pourraient donc représenter une annonno tribu indipono soumise aux Ivluons (cf. Hiodore. IV. 19,2; irj, p. 14.5).
0. Quadruple route de l'Armançon et do sesafflnonLs et débouchés sur la broche do rOuclic : route (on sons inverse) do Vrninfrélorix et César on ,52, VII, 69.
7. Alesia : ... te fines UeJuos el Umtna sunima taentem, lictnrus, Carmina, Vila t. Germant, IV, 259-263.
religieuse*. — Routes et citadelles les faisaient donc très forts, très riches, très célèbres-. Au reste, ils étaient des gens entendus et appliqués en toutes choses. Bibracte, à l'aspect farouche, devenait une ville industrielle, pleine d'ouvriers en fer, en bronze, en or et en émaiP; Alésia l'aidait ou lui faisait concurrence dans le travail des métaux*. Les chefs du pavs paraissent actifs, intelligents, instruits". Peut-être les prêtres éduens tenaient-ils l'école la plus fréquentée par la noblesse gauloise*. Ce fut un homme d'une rare valeur intellectuelle, habile et souple, que leur druide Diviciac'. Et dans l'histoire de la guerre de l'indépendance, les seuls faits de ruse ou de malice gauloises nous viennent de son peuple ^ — Ambitieux comme nulle autre nation, mais dune ambition étroite, tenace, sourde et sournoise, les Eduens joueront, durant cette guerre, le plus piteux des rôles. Traîtres à la Gaule, traîtres à Rome, jaloux de leurs amis et de leurs ennemis, hôtes récalcitrants, alliés soupçonneux et soldats maladroits ou lâches, incapables de penser noblement et de tenir pied sur le champ de bataille, ils ne réussiront à garder leur puissance que grâce à l'inextricable réseau de roueries dont ils enveloppaient à la fois leurs adversaires et leurs complices '. — Aussi bien avaient-ils besoin, pour maintenir leur empire, de ruse intelligente autant que de force *". Cet empire était fait de pa)'s disparates, et qui parfois s'ignoraient l'un l'autre : le Morvan et ses bois, l'Auxois et ses étroites vallées, les pâtur&'ges du Nivernais, les coteaux du Beaujolais et du Charolais, les riches terres de la Bourgogne et
î. T. II, p. 443-4, 544.
2. Les Éduciis paraissent connus par PolybeCApô--;;, IIF, 47, 3).
.3. T. II, p. 25G-7, 314-5, 328-9.
4. P. 311. Sur leurs monnaies, p. 339, 344, 347, n. 3, p. 34», n. 1».