‹ Histoire de la GauleChapitre 717 sur 718 · Pour rct nlin<^n, cf. p. 437 et s. 31'. 4^-S · texte numérisé non relu

Pour rct nlin<^n, cf. p. 437 et s. 31'. 4^-S

DESTINÉES POSSIBLES DE L"EMPIRE ARVERNE. o31

monnaie gagnait tous les peuples, établissait entre eux des formes normales d'échanges commerciaux * : et, pour parler comme le barde de Luern, les grains d'or, mobiles et féconds, permettaient à chacun de prendre sa part des moissons de richesses humaines-. Ces pièces, marquées à leurs emblèmes nationaux, étaient à la fois des symboles de pensée commune* et des gages d'entente matérielle. Les Gaulois savaient cultiver la terre et façonner les métaux ; ils avaient des ou^Tiers, des artistes, des poètes, des marchands. Leur pays, plaines et montagnes, est sillonné de longues routes, directes et commodes; des ponts ont dompté les plus larges rivières; des milliers de villages s'élèvent au centre des cultures; de grandes villes fortes groupent les hommes et commandent aux tribus. Les aptitudes des Gaulois sont celles de tous les peuples intelligents et capables de travailler. Leur apprentissage en nation stable et laborieuse se faisait rapidement *.

Pour le compléter, ils n'hésitent pas à s'instruire à l'école de Marseille et des Grecs ^ Un heureux hasard a mis à leurs frontières, et sur leur sol même, les esprits les mieux doués du monde antique, ces Hellènes qui, par la gaieté, l'intelligence, rhabileté et le goût, furent les purs chefs-d'œuvre de l'espèce humaine : et il se trouvait encore que les Gaulois avaient avec eux des pratiques et des tendances communes. Ils devinrent donc « philhellènes », c'est-à-dire qu'ils aimèrent et accueillirent les produits et les usages de la Grèce, tout ce qui pouvait améliorer leur sol, leur intelligence et leur àme; ils lui empruntèrent la monnaie, l'alphabet, la statuaire : et ce fut l'art de donner une forme à la richesse, aux pensées et aux croyances. Sous cette bienheureuse et pacifique influence du Midi, une

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