Injuria potentiorum premuntur; VI
7. Comment expliquer (VI, 13, 2, magnitudo iribulorum, injuria potentiorum, et même xs alienum, sans l'existence de propriétés foncières? Cf. Fustel de Coulanges, p. 106, n. 1.
0. Ise frumentum conférant quod debeant, I, 17, 2. Jl'lliax. — Histoire <le la Gaulo. T. II. — G
possédait une villa à l'entrée des bois des Ardennes' : suppose-t-on qu'il ne fût pas le seigneur des terres environnantes? A la mort de Celtill. condamné par son peuple, son fils Vercingétorix hérita de toute sa puissance* : eût-il pu le faire, s'il n'avait hérité aussi de vastes domaines? Voilà Lucter le Cadurquf, qui a toute une ville dans sa clientèle', et il ne retiendrait pas des parcelles du sol en sa possession? Je ne me représente pas les puissants de la (îaule nourrissant leurs clients, organisant leurs festins, mulli]iliant leurs largesses, entretenant leur garde privée *, s'ils ne possédaient pas dans des granges k* blé de leurs moissons pr«q)res. La faiblesse de l'autorité publique^ ne s'explique pas si elle disposait des cultures et des récoltes. Ces nobles, qui avaient l'orgueil de leur richesse plus encore que de leur famille, «jui ne songeaient qu'à euxmêmes, à leur force et leur ambition, n'auraient pas eu une telle assurance * s'ils n'avaient senti que leur fortune était portée par la surface tranquille de domaines intangibles.
Ils connaissent donc toutes les formes de la richesse. A la propriété de la terre, des bestiaux, des maisons et des fermes, ils ajoutaient celle des meubles, des vêtements, des bijoux, des armes' et des esclaves"; ils avaient des trt'sors pleins de pièces d'or et d'argent*. Et. grâce à ces ressources, ils pouvai( nt s'a« lieter dans la plèbe une ample domesticité d'êtres libres.