‹ Histoire de la GauleChapitre 89 sur 718 · VI. 13. 2; 11, 4; I, 4, 2; Diodore, V · texte numérisé non relu

VI. 13. 2; 11, 4; I, 4, 2; Diodore, V

78 OnOANlSATlON SOCIALE.

Puis, comme c'est la loi presque fatale dans les pays «l'inégalité sociale et d'aristocratie foncière, la libre jouissance de son foyer et de sa vie devenait de plus on plus difficile à qui lu^ comptait pas parmi les riches et les forts. Comprimés de tout côté par la noblesse, incaj)ables de garder leur liberté, ignorant le courage de se grouper et l'art de s'entendre, les plébéiens ne purent d'ordinaire se constituer en classe moyenne, en bourgeoisie'. Pour les terres modestes, par exemple, le contact d'un grand domaine était une cause permanente de tribulations: le plus souvent, le possesseur cédait à l'injustice, s'exilait ou se laissait expulser. Le seul moyen pour lui d'être tranquille, c'était d'abandonner à son noble voisin la suzeraineté de son sol et de sa personne. Il ne vivait plus alors (|ue par le reflet d'un grand, mais il vivait-.

(]es plébéiens, sauf qu'on les disait libres et (ju'on les rémunérait sans doute, devaient à un noble les mêmes services que des esclaves : il avait sur eux les mêmes dritits que sur sa domesticité servile^ c'est-à-<lire le droit de commander, de juger ^ et peut-être aussi de faire périr. Il tirait de sa plèbe à la fois une armée, une suite et une cour. Toutes les besognes d'hommes étaient représentées dans une clientèle : on y voyait des écuyers, des conducteurs de chars, des porte-boucliers, des cavaliers, des porte-lances', une garde du corps mercenaire qui abritait son chef derrière une muraille vivante d'hommes et do chevaux; on y trouvait des parasites ou des boulîons,

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