‹ Histoire de la GauleChapitre 97 sur 718 · César, I, 18, 3 et · texte numérisé non relu

César, I, 18, 3 et

4. Vlll, 21, 4, texte qui n'est pas onlièrotiierit contredit par VIII. 22. 2, et par VIII, 7, 4et0.

5. C'est ce que veut dire César, VI, 11, 3 : Qui summum auctorilatcm... habere cxistimantur, quorum ad arbilrium Judiciumque summa omnium rerum consiliorumque redcat. Cf. II, I, 4.

Ccrgovie était, cliez les Anernes, la résidence des chefs, la ville forte commune de toute la cité'. Au sud, en face d'elle, de l'autre côté de la rivière de l'Auzon, se dressait à son niveau la ville forte rivale du puy de Corent* : et celle-ci, de sa hauteur presque aussi redoutable, semblait défier la citadelle publique le la nation.

Mais d'autre part, cette aiuLiliou de quelques hommes n'était pas inutile à l'existence de leur peuple. Elle faisait contre-i)oids aux tendances séparatistes des tribus. Les nobles, sans aucun doute, s'adressaient à la plèbe de tous les cantons; ils accueillaient indistinctement autour d'eux les misérables de la cité entière*; leur clientèle contribuait à resserrer les liens des hommes des différents jiays : ce mode de groupement, purement personnel, faisait oublier l'esprit de corps et les traditions exclusives engendrées par le sol de l'antique tribu*. La tyrannie d'un grand était, pour sa cité, un principe de cohésion.

Ce vice intérieur n'enipéchait donc les nations ni de vivre ni même de grandir. Mais elles vivaient sous la menace de deux dangers, elles {lassaient d'une crainte à l'autre. L^n de ces ambitieux était-il décidément plus riche que tous, avait-il à sa dévotion la majeure partie de la plèbe, l'Ktat tombait à sa merci, et s'il ne voulait pas se contenter «lu titre <le magistrat*, il ne tenait qu'à lui de rétablir la royauté à son proht^ La

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