GUERRES DIVERSES
laquelle il fondait de brillantes espérances. Tout en paraissant continuer cette guerre pour le compte de Tempereur Maurice , son objet réel était^ à ce qu'il semble^ de reprendre en Italie les pays que son père Sigebert y avait autreFois conquis. Ce; fut le motif qu'il allégua à son oncle Contran ^ en lui demandant des secours que celui-d Lui refusa^ Les Austrasiens , ayant marché seuls contre les Lpm-» l)ards^ furent taillés en pièces et subirent une dé-» faite que Grégoire de Tours donne pour la plus grande que les Franks eussent essuyée j.usque là^. Malgré ces revers Childebert était ^ dès le commencement de l'année suivante , sur le point de mener une nouvelle armée en Italie. Les Lombards^ en étant informés^ envoyèrent des ambassadeurs avec, des présents pour lui demander la paûc^ en s'engageant à. lui payer un tribut et aie servir, à sa réquisition 9 en qualité d'auxiliaires. Il y a liea de croire que ces offres suspendirent l'expédition f. puisque Thistoire n'en dit plus rien.
Mais ce ne fut là qu'un court répit donnéaux^ Lombards. Childebert^ persistant dans son des«sein de faire des conquêtes en Italie, y envoya e» 5.9P une armée composée des troupes de - vingtsducs. Grégoire de Tours nous apprend comnipenl cas ducs se conduisirent, en Austrasie même, dam les lieux qu'ils traversèrent , et il faut le savoii
(1). Ttntaque ibi fuît ttrngea de Franoortim ex«rt;ifn, ii< niiii «inilis non recoUlJMr. IX. a5.
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lour achever de $e faire uoe idée de ce qu'étaient lors les Franks au milieu des Gallo-Romains. «Le ,uc Audovald, dit Grégoire, conjointement avec i duc Wintrioy menait en. guerre les populations e la Champagne. Etant arrivé à Metz ^ qui se troti* ait sur son passage, il s'y livra à tant de pillages, e meurtres et de tueries j" qu'on aurait dit que 'était ]à .qu'il était venu faire la guerre. Et autant n firent les autres ducs , chacun avec ses troupes, i bien qu'ils dévastèrent leur propre pays et en oal menèrent les habitants avant de songer à 'aincre l'ennemi *. »
Descendus en Italie^ les Âustrasiens s^y partageant en deux corps , dont L'un viiit camper près de tilan, et dont l'autre prit une direction trop mal idiquce par Grégoire de Tour^ pour être recon* Uie. A leur approche les Lombards se renfermé" rnt dans les places fortes et les laissèrent battre leur gré les bords du Pô^ du Tésiu et de l'àdda. es exploits de cette grande armée, pendant trois lois de campagne, se bprnèrent à l'occupation Lomentanée de cinq châteaux et à quelques pillais. Elxténués par 4a famine et la dyssenterie, les ustrasiens ne songèrent plus, qu'il repasser les Ipes; mais ils trouvèrent partout , durant, leur refaite, la faminer qui les chassait de l'Italie* Pour se Tocurer quelques vivres ils furent obligés de ven- Ire leurs vêtements et jusqu'à leurs armes. Ce fut
yMj GUERRES DIVERSES
là iaderuière camjMigiie des descendants de Clovis contre les Lombards ^.
Ce n'était pas la bravoure qui avait manqué aux Franks ni même aux Gallo«Romains devenus leyrs compagnons d'armes, dans tous ces essais de con^ quête contre trois peuples différents. De ces trois peuples, deux, les Bretons et les Lombards, étaient aussi barbares qu'eux, et tous les trois leur cédaien plus ou moins en valeur guerrière. Leurs non succès et leurs désastres tenaient à des causes plu générales; ils tenaient à la désorganisation politi que et sociale de la Gaule , désorganisation don celle du service militaire des Franks avait été suite immédiate et comme le complément.
Dès la fin du sixième siècle il était constaté qu les rois mérovingiens n'avaient plus la force d pousser jusqu'à leurs limites naturelles les cfo
quêtes de leurs ancêtres dans la fiaule, et cett^ incapacité était de mauvais augure pour la conseï vation de ces dernières. Aussi, dans le même irm: tervalle où Gontran faisait d'inutiles efforts poi^ r chasser les Visigoths de la Septimanie et pocx r dompter les Bretons, une assez grande portion cM e la- Gaule, une de celles soumises par Clovis , la N^r> vempopulanie , achevait-elle de se détacher de la domination mérovingienne.
(i) Id. loc. cit.
Z>KS POPULATlOirS BASQUES DE LA GAULE. — GRANDE INVASION DES YASGONS DANS LA NOVEMPOPULANIÈ.