‹ Histoire de la Gaule méridionale sous la domination des conquérants Germains (volume 2)Chapitre 38 sur 51 · B APPENDICE K* I · texte numérisé non relu

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chevauchons aussi rapidemeot qut posâiblc^ sinon je ne piraitrai point en la présence du roi des Franks. » Ce qu'elle demande est fait aussitôt y et le cortège poursuit sa route plus vite qu'il ne l'avait commencée.

U était vrai qu*Aridius venait d'arriver de Marseille en Bargondie et avait déjà pris ses mesures poiiUr troubler le bonheur de Clotilde. Gondebaud , le revoyant , l'avait interrogé : a Sais-tu ce qui s'est passé en ton absence ? lui avait-il dit. Sais- tu que nous fvons £ait amitié avec les Franks et que j'ai donné ma nièce pour femme à Clovis ? »

La réponse que fait Aridius à cette question est assez remarquable; je la traduits exactement : a Non , répond- il , oh ! non, ceci n'est point une amitié ; c'est le commencement .d'une discorde perpétuelle. O mon seigneur , tu aurais dû te souvenir que tu as fait périr par le glaive ton frère Chilpéric , le père de Clotilde ; que tu as fait mpurir sa mère une pierre au cou, et jeter dans un puits les cadavres décapités de ses deux frères. Si Clovis est le plus fort , il vengera Tinjure de ses proches. Envoie tout de suite ton armée à la poursuite de Clotilde pour la ramener. Il te sera plus aisé de supporter les plaintes d'une femme que d'être , toi et les tiens , sans cesse aux prises aTec les Franks. »

Gondebaud, frappé de ces paroles, envoie aussitôt une armée chargée de lui ramener Clotilde et le trésor qu'elle emporte avec elle ; mais il était trop tard pour l'atteindre. Elle avait chevauché rapidement; elle approchait des frontières de la Champagne, se dirigeant vers Yillariae (Yillers), où l'attendait Clovis. Mais elle ne voulait pas quitter la Burgondie sans donner uiïe preuve énergique des sentiments avec lesquels elle la quittait. Quand elle sait qu'il ne lui reste plus que douze lieues à faire sur la terre de son oncle., elle appelle ses conducdeurs , les conjurant de lui donner une grande joie : c'est de se répandre tous à droite et à gauche dans le pays, pour y brûler, pour y piller et y faire tout le dégât imaginable, A cette prière,

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qui est nn ordre agréable pour eux , les Franks se mettent à l'œuvre au grand contentement de Clotilde, qui , les voyant faire , s*ëcrie dans un transport de joie peu chrétienne : «( Je te rends' grâce, 6 Dieu tout-puissant, de ce commencement de vengeance que je prends ici de la mort de mes parents et de mes frères !» *

Ainsi dévastant!, brûlant et tuant, le cortège nuptial arrive à sa destination. Clovi&, ravi de la beauté de sa fiancée, l'épouse aussitôt. Ici la narration de Frédégaire rentre dans les données de Grégoire de Tours, et je n'ai plus à m'en occuper.

Les observations et les conjectures que suggère ce récit fabuleux , étant en grande partie applicables à la version de ce même récit par l'auteur anonyme des Gestes des Franks, je dois, avant d'aborder ces conjectures, donner une idée de cette seconde version.

Elle est, quant au fond , la même que celle de Frédégaire ; mais elle en diffère notablement quant à la marche et aux détaiiç. Dans l'anonyme comme dans Frédégaire , c'est par l'entremise et le dévouement d'Aurélien que Clovis surmonte les obstacles qui s'opposent à son union avec la belle et vertueuse Clotilde. Dans l'un comme dans l'autre , c'est déguisé en mendiant qu'Aurélien se présente à celle-ci; mais le mode et les incidents de l'entremise varient dans les deux récits. Voici comment les choses se passent d'après les traditions suivies par l'auteur des Gestes des Franks.

Clotilde est dans l'usage, chaque dimanche, au sortir de la messe, de distribuer ses aumônes aux pauvres, à la porte de l'église. A.urélien s'est glissé parmi eux, et, son tour venu de recevoir l'aumône, jClotilde lui donne une pièce d'or. Aurélien, saisissant avec adresse le moment propice , écarte le manteau de la princesse et lui baise la main. Clotilde est singulièrement frappée de cette hardiesse; elle y. soupçonne du mystère. A peine de retour au palais, elle dépêche une servante à l'église, avec ordre de lui amener tout de suite le jeune homme qui lui

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a baisé la main ; car cet Aiirélien, si renommé pour sa haute sagesse , est encore un jeune homme.

Conduit au palai», Anrélien y arrire dans son costume de mendiant, portant dans sa besace l'anneau et les antres présents destinés par CIotîs à Clotilde. «Pourquoi, lui dit celle-ci dès qu'elle raperçoit, pourquoi, jeune homme, t'es-tn travesti en mendiant? pourquoi as- tu écarté mon manteau? » Il parait qu'elle n'ose pas dire : Pourquoi m'as- tu baisé la main? Aurélien lui répond en lui déclarant les'projets de Cloyis » et sort à l'instant pour prendre ^ dans la besace qu'il a laissée à la porte de la chambre , l'anneau et les présents qu'il est chargé d'offrir à la princesse. Mais la précieuse besace a disparu ; elle a été enlerée par quelqu'un du palais ; et Clotilde^ inquiète, troublée, la fait chercher et s'en met elle-même es quête jusqu'à ce qu'elle soit retrouvée. Elle reçoit alors en secret l'anneau de Clovis ; mais en le recevant elle n'oublie point qu'elle est chrétienne, u Prends garde , dit-elle à Aurélien , que personne ne sache rien de tout ceci ; il p'est pas permis à une chrétienne d'épouser un païen ; mais qfu'U en soit fait selon ce que voudra mon Seigneur Dieu ^ celui que je proclame devant tous. Toi, va-t-en en paix. » Et Aurélien s'en va en effet, pressé qu'il est de rendre compte de son message à Clovis.

Restée seule avec toutes les idées et tous les soneîs que loi ont inspirés les offres du conquérant ^ Clotilde fait qnelqae chose de très imprévu, j'ajouterais volontiers, et de très romanesque. Cet anneau qu'elle a reçu d'AuréUeo et qu'elle a accepté au nom de Clovis, elle va le déposer dans le trésor de son oncle Gondebaud , où il risquerait fort d'être perdu sans le besoin qu'aura bientôt le romancier de le retrouver.

Cependant Clovis , informé par Aurélien de tout ce qui s'est passé entre ce dernier et «Clotilde , interprète les paroles de celle-ei comme un consentement à la dettnnde de sa main; il la tient dès ee moment pour sa fiancée^et il ne s'agit plus qpe

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de Tobtenir de Gondebaud. C'est le sujet pour Aurélien d'une nouvelle mission , non moins délicate ni moins difficile que la première. Gondebaud n'est pas peu émerveillé d'entendre que Clovis parle de Clotilde comme de sa fiancée et la lui de«> mande à ce titre sous peine de guerre. Il se laisse aller à une vive colère 9 convaincu qu'il est que Clovis et Clotilde sont parfaitement étrangers l'un à Tautre ; il reçoit donc très mal les propositions d' Aurélien et rend menace pour menace. Les leudes borgoodes , qui ne craignent rien tant qu'uue rupture avec les Fraukst interviennent aussitôt pour le maintien de la paix et conseillent à Gondebaud de bien s'assurer, avant de re* jeter la demande de Clovis, si ce roi n'aurait point fait fkire secrètement par ses députés quelque proposition à la princesse, et ne lui aurait point envoyé quelque présent en gage de promesses réciproques.

Tout le monde se met alors en quête de ce gage. On cherche dans le trésor , et l'on y trouve l'anneau de Qovis , aisément reconnu à l'inscription et à l'effigie qui y ont été gravées tout exprès. U devient clair par cette trouvaille , et plus encore par les aveux de Qotilde , que les prétentions de Clovis ne sont ni injustes, ni simulées, et Gondebaud se résigne, bien qu'avec douleur et colère, à livrer Clotilde à Aurélien , qui la conduit triomphant à Soissons au roi des Franks, qui l'épouse aussitôt.

Mais Aurélien n'est pas encore au bout de sa tâche ; Clotilde, devenue l'épouse de Clovis, lui adresse plusieurs demandes plus graves, plus urgentes les unes que les autres. Elle liii demande d'abord de se faire chrétien ; pub de se faire restituer le trésor de son père Chilpéric , qui a été enlevé par Gondebaud, et enfin de venger sur ce même Gondebaud la mort de ses proches qu'il a fait égorger. Oovis ne veut sur l'heure s'engager à rien sur sa conversion ; quant aux deux autres points, il n'hésite pas à promettre à Clotilde de lasatis- Iftire dès qu'il le pourra , et pour ce qui concerne les trésors de Chilpéric, Aurélien est chargé de partir aussitôt pour allei:

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les réclsiiner. C'est une troisième mission à la cour de Burgondie qui lui est imposée, et c'est peut-être des trois la plus difficile, celle qui exige au plus haut degré un heureux mélange d'adresse et de courage.

Déjà vivement piqué de tout ce qu'il a été obligé de faire pour Clovb, Gondebaud Test encore plus de s'entendre demander une partie de son trésor, m Quoi! s'écrie-t-il tout courroucé à Aurélien, faut- il donc que je liv];^ encore mon trésor ou mon royaume à Clovis ? Ne t*ai-je pas défendu de remettre le pied dans mes Etats pour espionne^ mes affaires? Retire- toi d'ici au plus vite; pars, sinon je te fais mourir, je le jure. » A ces injonctions Aurélien répond avec l'assurance et la fierté d'un hbmme qui parle an nom de Clovis; elles leudes de Gondebaud interviennent de nouveau pour amener im accommodement. Les paroles que le narrateur fabuleux leur met à cette occasion dans la bouche ne laissent pas d'être remarquables , comme expression vraie de la terreur alors attachée au nom des Franks.

« Donne, dtsent^ils à Gondebaud, donne àia nièce quelque chose du trésor qui, en bonne justice, lui appartient, et conserve par ce moyen la paix avec Clovis et le peuple des Franks, afin qu^ils n'envahissent pas notre pays; car c'est uu peuple très féroce et dans Dieu. » Gondebaud accepte le conseil à contrecœur et livre à Aurélien de grandes richesses , une immense quantité d'or et d'argent non ouvrés ou magnifiquement ouvrés. H Tiens, lai dit-il avec dépit, retourne à ton maître ; voilà des dons à lui présenter; voil^ un trésor à l'acquisition duquel vous n'aurez pas sué. Me reste- t-il quelque chose de plus à faire pour Clovis ? Me faudra- 1- il encore partager mon royaume avec lui? — Mon mattre est ton fils, lui répond alors Aurélien avec une courtoisie peut-être un peu équivoque; tout sera commun entre vous. » Les grands seigneurs de la cour de Hurgondie sont charmés de l'habileté d'Aurélien en toute ehose. « Vive le roi qui a de tels leudes !» s'écrient-ils d'une foix

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«nanime. Ce dernier trait est à noter, comme précisant d'ane manière nette et vive Tintention et le but de toutes ces inventions fabuleuses, comme je pourrai mieux l'expliquer tout à rheure.

n serait, je crois, assez facile de démontrer que ces fictions ne sont ni de Tinvention' de l'auteur anonyme des Gestes des Franks, nide Frédégaire. Tout autorise, je dirai plus, tout oblige à ciboire qu'elles remontent à des traditions antérieures soit orales, soit écrites, traditions dont elles ne sont, suivant toute apparence, qu'un extrait aride et informe , et qui ne sont probablement pas resté<>s inconnues à Grégoire de Tours luimême. Mais tout cela exigerait une longue et minutieuse discussion dont ce n'est point ici le lieu; je me bornerai à quelques observations, à la fois plus importantes et plus simples, sur le caractère et le but de ces mêmes fictions.

Ce n'est pas seulement à raison du fait principal qui leur sert de base commune , à raison du fait du mariage de Clovis , que les récits de Frédégaire et de l'anonyme peuvent être qualifiés d'historiques; ils touchent à l'histoire par d'autres côtés également remarquables. Ainsi, par exemple, l'inimitié et l'opposition de Clovis et de Gondebaud, des Franks et des Burgondes, y ressortent vivement de plusieurs traits qui ont d'ailleurs toute l'apparence d'être inventés. On y trouve de même une expression énergique, bien que certainement non historique, desimplacables|ressentiments que Clotilde garda contre la race de Gondebaud du meurtre de ses parents. Aurélien et Aridius ne firent certainement jamais tout ce qu'où les voit faire ici ; mais ce ne sont pourtant pas des personnages imaginaires ; ce sont des personnages non- seulement historiques, mais célèbres à leur époque pour le rôle qu'ils jouèrent dans une situation fort élevée. Il parait qu' Aurélien fut réellement un des conseillers favoris de Clovis, qui le fit duc de Melnn. J'ai cité dans le premier volume de cette histoire uïie lettre intéressante d'Avitus, évêque de Vienne, a un personnage du nom

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(i'Aurélien , que je serais fort enclin à croire le môme que l'A^rélien farorl de Clovis.

Aridius est aussi, lui , un personnage historique. Non-seule: ment Grégoire de Tours en parle, mais il le met en scène d'nnf manière tout* à- fait analogue à celle dont il est représenté dans le récit romanesque de Frédégaire. Il le peint comme le conr seiller dévoué, comme la providence deGondebaud, et pour dire franchement tout ce que je pense sur ce points >1 y a» dans ce qu'il lui fait faire, quelque chose qui n*est guère moins romanesque que le rôle qu'il joue dans Frjâdégaire et qui pourrait bien provenir de même de quelque tradition altérée par des fictions.

Quoi qu'il en soit, et pour revenir aux récits fabuleux du mariage de Clovis, on voit que ces récits sont historiques en ce sens que, non-seulement ib impliquent des faits donnés par l'histoire, mais qu'ils en sont une expression indirecte plus saillante , plus générale que l'histoire elle-même , une exprès^ sion poétique grossière.

Maintenant les fables entrées de ces içéçita. y sont-elles entrées d'elles-mêmes, par. le simple et libre jeu de l'imagination populaire, ornant, idéalisant à sa manière les faits, qui lui sont donnés par l'histoire ? ou bien peut'-on raisonnable-* ment y supposer, peut-on y démêler un dessein particulier, un but quelconque , soit moral, soit politique? Un rapprochement facile m'aidera à répondre à cette question.

J'ai parlé assez longuement, dans le premier volume de cette histoire, des fictions romanesques qui se glissèrent de bonne heure dans les récits des aventures de Chilpéric , le père de Clovis. Je crois avoir fait comprendre que ces fictions doivent être regardées comme une expression grossière, mais énergi* que, de la nationalité fraulie, en réaction contre les influences de la puissance romaine. J'ai signalé , comme le véritable héros de ces fictions, ce Guiomat, modèle idéal du leude germain qui, à force de patience, d'adrcsi»e et de dévouement^

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finit par ramener à la têle des Frank« mérovingiens Chilpéric leur chef national , et par écarter d'eux un chef étranger, un Romain, de la stupide crédulité duquel il se joue avec une assurance merveilleuse.

Une paraît pas difficile de reconnaître, dans le& récits romanesques du mariage de Clovis,une idée analogue à celle qui perce si clairement dans ceux des aventures de Chilpéric. Dans les premiers, comme dans ceux-«i, c'est un ami, un conseiller, c'est un lende d'un roi frank qui se [Mrésente comme le héros, comme le personnage dont l'auteur veut célébrer la conduite et le caractère; seulement le motif et la tendance des deux fictions sont on ne peut plus différentes. Dans celle relative à Clovis, c'est un Romain qui est rei)résenté comme le modèle, comme le type héroïque du leude ou du conseiller du roi frank, qui rend à ce roi des services essentiels qui tous .exigent la réunion du courage^ de hi sagesse, de la fidélité. C'est un homme de la race conquise dont le chef des conquérants a besoin pour venir à bout d'une entreprise du plus haut intérêt pour lui. J'ai montré avec quel empressement une grande partie des Gallo romains des hautes classes et le clergé tout entier offrirent leurs services aux rois des Germains, surtout à ceux des Franks , et nous savons combien ces rois se montrèrent, dès. le principe , disposés à agréer ces services généralement plus in telligents et plus sûrs que ceux de leurs sujets , ou, pour mieux dire, de leurs compagnons germains.

Or, les fictions dont il s'agit ici, n'étant qu'une peinture grossièrement idéalisée et embellie de ces sympathies politiques entre les rois franks et les plus distingués des Gallo-Romains , tendaient naturellement à renforcer ces sympathies, à en faire mieux sentir, et dès lors à en assurer, à en étendre les avantages réciproques. Célébrer les louanges d'Aurélien , exagérer poéliqueinciit son succès dans une entreprise supposée importante et difficile , c'était recommander aux chefs de la conquête franke le dévouement, l'habileté, la foi des. nobles

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g<iIlo-romaius ; c'était les signaler à leur confiance et à leur générosité.

Maintenant, est-ce par un pur hasard, par un simple accident, que cette tendance morale et politique se trouve être celle des fictions dont il s'agit ? Je me déciderais mal aisément à le croire. Il était si naturel pour les Gallo- Romains lettrés, et surtout pour les ecclésiastiques, d'agir et de parler dans le sens de ces fictions, qu'il y aurait quelque chose d'étrange à ce qu'ils n'en fussent pas les auteurs. C'est en effet, à des Gallo- Romains prêtres ou laies que je crois devoir en attribuer l'invention.

Mais de qui qu'elles soient l'ouvrage , les fables dont il s'agit sont historiques en ce sens qu'elles se rapportent à des faits réels, dont elles sont une expression poétique, un développement romanesque , imaginé dans la vue de populariser les rois franks parmi leurs sujets gallo-romains. Sous ce point de vue, elles sont d'un certain intérêt pour l'historien, et il est permis de regretter de ne les connaître que par les résumés informes de chroniqueurs Ignorants et grossiers , qui y ont tout pris pour de l'histoire et y ont tout altéré, et l'histoire et la fable.

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DES NOMS GEOGRAPHIQUES Elf LANGUE BASQUE GONSipÉRis COMJVIE INDICES DE L ANCIENNE EX- TENSION DE CETTE LANGUE DANS LE MIDI DK LA FRANCE.

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