‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 11 sur 353 · LIVRE I. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE I

tées', la précieuse plante se multipliait sur les coteaux de la Gaule et même sur ceux de l'île de Bretagne -. La récolte en blé était assez abondante pour permettre des exportations au midi des Alpes, car l'Italie, siège de l'empire et rendez-vous des plus riclies provinciaux, négligeait depuis longtemps les cultures alimentaires pour se réserver aux cultures d'agrément et de luxe, aux jardins et aux immenses parcs des villas.

La fourniture des armées et les caprices des modes, qui de Rome gagnaient les provinces, développèrent, sur une grande éclielle, les vieilles industries gauloises de tissage et de teinture. Arras fabriqua, pour la confection des saies militaires, des draps rouges très-estimés, dont les qualités supérieures égalaient, disait-on, la pourpre d'Orienté Langres et Saintes fournirent des capotes et des capuchons de gros drap à longs poils, appelés cueillies, vêtements d'hiver et de voyage dont l'usage devint général en Italie \ Dans nombre de villes,

1. Suet., Domit., 7. — Cf. Cic, de Republ., m, 7. " Nos vero justissimi homines, qui transalpinas gentes oleam et vitem serere non sinimus, qiio pliiris sint nostra oliveta nostrseque vineœ... » Domitlen ne faisait que renouveler en Gaule cette ancienne interdiction qui remontait au temps de la republique. Il est évident , d'après les détails que Pline nous donne sur la culture des vignes au delà des Alpes , que celleci y était trop répandue pour pouvoir être anéantie par une simple ordonnance du gouvernement.

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