Dio, Lwix, 1 et scqq
'.i. Herodian., \, 118.
4, Id., V, IKS, 119. — Lampiid., Hcliog., UH), 110.
il. Lamprid., Heliog., 102, 105, lOG.
r». Consulter nmii TahU-an df rF.nipiiv romain, I. v.
142 IIISTOHIK Di; LA GALLK.
on ne laboida plus qu'à genoux '; sa mère présida un sénat de femmes chargé de prononcer sur les questions somptuairos-. Des formes plus étranges encore accompagnaient des actes si étranges, et l'on eût dit que son gouvernement était un déli perpétuel jeté aux croyances, aux habitudes, aux instincts les plus irritables de l'Occident. Sohasmias, femme légère et amie du plaisir, applaudissait à ces bravades, que réprouvaient Msesa et Mammée, qui n'en voyaient que trop le danger^. Le palais impérial était partagé en deux camps, celui de la passion et celui des ménagements raisonnables; celui qui voulait que l'Orient donnât la loi à l'Empire et celui qui comprenait le respect de Rome et la légitimité des droits de toutes les provinces.
En moins de deux ans, la patience des Romains fut à bout ; les troupes s'étaient détachées d'un débauché stupide, qui déshonorait la mémoire de Sévère, et duquel rinfamie faisait rougir les Asiatiques, dont il se disait le représentant. C'était fait de toute cette maison , sans l'habileté de celle qui avait déjà une fois relevé sa fortune. Maesa sut persuader à son petit-fils Élagabal d'associer à l'empire son autre petit-fils Alexianus , à peine âgé de quatorze ans, mais aussi i)récoce pour le bien qu'Avitus l'avait été pour le mal*. Formé par les leçons de Mammée aux principes d'une vie presque chrétienne ^