‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 13 sur 353 · LIVRE I. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPITRE I

chandes de la Bretagne et. de l'Espagne. Narbonne dominait toujours la province qui portait son nom; mais elle pouvait redouter déjà l'accroissement de Toulouse, la Palladienne \ dont les quatre enceintes de brique - renfermèrent des écoles plus tard si célèbres. Vienne n'avait point déchu de sa première importance; et Mmes, couverte de monuments par Auguste, [)ar Adrien, par les Antonins, semblait un théâtre privilégié où les Césars venaient rivaliser de magnificence. Marseille était toujours une ville grecque dans l'Occident; elle conservait, avec le dépôt des lettres helléniques, la tradition des mœurs sévères et économes; mais elle se laissa gagner enfin à la corruption, et, vers le temps de Septime-Sévère, le proverbe « Fais voile pour Mar- (i seille ^ » n'indiquait que trop la dissolution de mœurs qui avait remplacé l'antique austérité phocéenne *. Si la Narbonnaise soutenait encore, par des écri'sains assez distingués, sa vieille réputation de savoir et d'études, les cités chevelues ne pouvaient se vanter encore d'avoir fait sortir de leurs écoles aucun homme de quelque renom. Cette gloire, depuis un siècle, avait appartenu à l'Espagne, qui la laissait échapper, au protit de la province d'Afj'ique : le vent soufflait de Carthage, et le joui" de la Gaule était encore loin.

^alve, urbis genius

Auson., C'iar. urb., Burdigala.

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