‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 137 sur 353 · LIVRE II. -CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II. -CHAPITRE II

villons ouverts'. Bientôt après, il s'endormit-; les préfets du prétoire se retirèrent à distance, mais sa mère resta près de lui comme pour le veiller. Quant aux gardes, ils se dispersèrent ça et là, sans défiance et inattentifs.

Cependant Maximin ou ses complices, qui savaient en quel lieu on pouvait rencontrer l'Empereur, avaient dépêché, dès le matin, un tribun et plusieurs centurions, avec une troupe de soldats, pour le surprendre et le tuer^. Ces hommes s'acquittèrent de leur odieuse mission au gré de ceux qui les avaient choisis*. A la façon des brigands qui tendent une embûche % dit un historien, ils se glissent à petit bruit du côté du prétoire, l'enveloppent tout à coup, se jettent sur les sentinelles, les égorgent et forcent l'entrée. Ils trouvent d'abord sur le seuil les deux préfets, qui veulent les arrêter, et qu'ils massacrent. Mammée, accourue au bruit, est renversée d'un coup d'épée; comme elle gisait à terre, un soldat lui relève la tête, passe une courroie à son cou et l'étrangle^. Réveillé en sursaut, yVlexandre essaye de parlera ces furieux ; mais, bientôt s'apercevant que toute parole est vaine et tout secours impossible, il se couvre la tête de sa robe et s'abandonne aux assassins^ Ceux-

1. Pranderat forte publico, ut solebat, convivio, id est, apertis papilionibus, cibo militari accepte. Lamprid., Alex., 135.

'i. Quum dormiret, post conviviiim, hora diei fere septinia... Lamprid., Alex., 135.

3. Maximinus autem. .. tribuno et ccnturionibus aliquot negotium dat Alexandri , matrisque una, et quicumque vim contra facerent, occidendorum. Hcrodiàn., vi, 143.

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