‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 153 sur 353 · Mille Francos, mille Sarmatas semel et semel occidimus · texte numérisé non relu

Mille Francos, mille Sarmatas semel et semel occidimus

Mille, mille, mille, mille, mille Persas quœrimus. Vopisc, Aurel., 211.

3. Artibus Philippi deceptus. J. Capit., Gord. tert., 165. — lasidiis periit. Aur. Vict., Cœs., 28. — Zosim., i, il.

tique. Le goût du luxe et même celui des lettres et des arts avait gagne ces enfants du désert dans leurs villes bizarrement magnifiques, et jusque sous la tente du pasteur. Les enfants des riches allaient étudier aux écoles grecques d'Antioche et d'Alexandrie. Toutefois l'attrait des occupations d'esprit n'était pas tel chez l'Arahe pacifié, qu'il n'éprouvât des retours à sa nature vagabonde, à sa passion du brigandage. On voyait fréquemment, près de la frontière, des demi-Romains, portant des noms latins accolés à des noms sémitiques% quitter tout à coup leurs maisons pour aller mener, sur le passage des caravanes, la \ie de chef de brigands, à défaut de celle de chef de tribu. 11 n'était pas rare non plus de les voir, dans ces perpétuelles guerres des bords de l'Euphrate, passer successivement, comme auxiliaires, des Romains aux Perses, et des Perses aux Romains; puis, las d'errer ou devenus riches, rentrer dans les villes et reprendre la vie civilisée. Se livrant alors à leurs caprices de magnificence, ils construisaient, avec le fruit de leurs rapines ou le gain de leurs courses commerciales, ici les somptueux palais de Paimyre, là les hypogées monumentaux de Pétra.

Tel était le père de Philippe ; né dans le voisinage de Bosra-, ville de la Trachonile, il avait mené longtemps avec éclat cette existence errante qui n'avait rien de honteux pour un Arabe : il avait été très-noble chef de voleurs ^ comme s'exprime un écrivain latin. Le fils, élevé avec quelque soin, fit son chemin dans les armées romaines, non moins par son adresse que par sa bra-

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