‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 189 sur 353 · LIVRE m. — CHAPlTRU II · texte numérisé non relu

LIVRE m. — CHAPlTRU II

l'iciens, platoniciens, disciples d'Aristote, disciples du Portique, éclectiques, épicuriens même, tous reparurent avec un vêtement étrange, sous les formules de l'Ancien et du Nouveau Testament. Jl y eut des hérésiarques qui soutinrent, comme Zoroastre, la coexistence d'un bon et d'un mauvais principe ' -, il y en eut qui admirent, avec Zenon, l'éternité de la matière et l'àme universelle du monde-; la puissance des nombres, avec Pythagore •' ; le monothéisme abstrait, avec Aristote^; d'autres subordonnèrent les dogmes révélés aux rêveries sublimes de Plalon^; d'autres, enfin, s'appuyèrent de l'autorité d'Épicure. Qui le croirait? des chrétiens, sans cesser de prétendre à ce titre, professèrent le système des atomes et la mort de l'àme avec le corps ^ A force dç subtilités, à force d'altérations ou de suppositions de textes, toutes ces doctrines étrangèi-es par\enaient à prendre une apparence de christianisme; et malheureusement elles portaient au sein de la société chrétienne, avec la corruption du dogme, des conséquences morales souvent déplorables ^

1. Les premiers Giiostiqaes en géiii'nil, et Manès, Priscillieii, etc.

2. Ubi matcria cum Deo a^quatur, Zcnonis disciplina est. — Marcionis Deus melior de tranquillitate a Stoicis venerat. Tertull., Praîscr., 7.

Page 1