Aià Toù ï,T7.'jofj~j iuîxxaOîv-a... Ircii., i, i
'248 HISTOIF. H DE LA GAULli.
Issue de cette Sagesse imparfaite, la Création lui ressembla; elle eut son étincelle divine emprisonnée sous la matière ; ses élans vers le bien, ses retours au mal, et, dans son impuissance à s'élever seule, les découragements, et le besoin des secours d'en haut. Dans tous les mondes créés, parmi les archanges et les anges, comme parmi les hommes, régnent, à divers degrés, les passions d'Ackajnolh, et partout s'accomplit une représentation du mystère de déchéance et de rédemption. C'est la loi fatale de tout être fini, vague reflet de ce qui ne finit point, de réfléchir en soi les événements du monde éternel. Cette représentation a commencé sur notre terre avec la désobéissance d'Adam et d'Eve, coupables par soif de connaître; et il a fallu qu'elle se terminât par les enseignements et la croix du Christ, par Fanion qu'inspire le Saint-Esprit, par l'amour ineffable de Jésus: car le fils de Marie renfermait en lui tout cela.
Mais l'âme du monde, en donnant naissance à la matière, ne s'était point abaissée jusqu'à l'organiser. Elle avait laissé ce soin à une des puissances créées par elle, au Démiurge, fabricateur de notre terre, ouvrier inintelligent et aveugle, qui mêla les éléments spirituels à la matière sans connaître la nature des premiers,- qui reproduisit fatalement les idées archétypes sans les comprendre; qui prépara, à son insu, par l'accomplissement du mystère divin, la ruine de son propre ouvrage. Ce Démiurge, c'est Jéhovah, le législateur des Juifs dont la loi fut toute matérielle, et étoufla l'esprit sous les pratiques ^ Jésus-Christ est venu briser cette loi terrestre; et la Gnose, que nous tenons de lui, nous a tracé le chemin d'en haut. Quand la destinée des êtres finis sera
J. Irea., i, ù, ^ 1, et seqq. — Id., i, 7, § 4.