‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 298 sur 353 · LIVRE IV. — CHAPITRE H · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE H

taient rien : u L'affaire de Tétricus ne regarde que moi : . « celle des Goths regarde la république ^ )> L'empereur gaulois, expliquant ces délais à son profit, donnait la négociation pour être très-avancée : il fit même frapper, dans ses ateliers monétaires, une médaille où on le représentait, la tête ceinte d'une couronne de lauriers, tenant dans sa main droite un rameau, dans sa main gauche un bâton surmonté d'un aigle ; tandis que la tête radiée de l'empereur Claude se voyait au revers-. Ces choses se passaient vers le commencement de l'année 269, au moment où le César italien partait pour la Thrace, afin de s'opposer aux Goths qui attaquaient la Grèce par terre et par mer. Il les vainquit glorieusement' ; mais la peste s' étant déclarée dans son armée, il en fut atteint, et mourut à Sirmium, au mois d'avril 270 ^ Aurélien lui succéda "\

Celui-ci continua, pendant les années 270, 271 et 272, la guerre de résistance conlio les Barbares. Les nations germaniques avaient appris le chemin de l'Italie, et ne se bornaient plus, comme autrefois, à ravager les provinces riveraines du Danube et du Rhin. Sous Gallien, trois cent mille Alamans, Sarmates et Germains orientaux, descendus dans les plaines circumpadanes, avaient

1. Mea interest bellum contra tyrannum; contra barbaros aiitcm ReipubliciE intorest. Zonar., xu, 20.

2. Imp. Tétricus. Alg. — Imp. C. Claudius. Aug. — Eckhcl, vu, 4ôG. — Mionnet, ii, 81. — Cf. Bozc, Mém. de l'Acad. des Inscr., t. XXVI, p. 504.

3. Trcb. Poli., Claud., p. 203 et seqq. — Zosim., i, 23 et seqq.

4. Sed quod in Romaiios qiioque pestis ssevire cœpisset, quuni alii complurcs in exercitu niortui sunt, tum etiam Claudius vivendi fineni fccit, vir omni génère virtutum ornatus... Zosim., i. 25.

5. Quintillus, frère de Claude, prit la pourpre en Italie, mais se tua au bout de dix-sept jours, en apprenant la proclamation d'Aurélien à Sirmium.

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|)oiiss(' Iciii- avanl-^anlc jus((ii"à l{a\('iiiu' : suiis Claude, ils font une nouvelle lenlalive; sous Aun'lien, ils reparaissent devant Milan, baltent l'armée romaine à Plaisance et s'avancent jusque dans l'Ombrie ; mais ils sont défaits une première fois dans l'Ombrie même, à Fano, une seconde fois à Plaisance, et enfin, en bataille rangée, dans les campagnes de Pavie*. Les Vandales, conduits par deux de leurs rois, dirigeaient l'invasion. Ces dangers qui venaient maintenant s'adresser an cœur de l'Empire forcèrent les Romains à songer à la sûreté de Rome. Aurélien, après en avoir délibéré avec le sénat, prit la résolution de rebâtir les murailles de la ville éternelle, négligées à tel point, comme inutiles, qu'elles semblaient, dit un bistorien, avoir cessé d'exister-. Celte grande entreprise, commencée en 271, ne lut acbevée que sous le règne de Probus^

Délivi'é de la guerre étrangère, AunMien songea à la gueiTe civile : il marcba d'abord contre Zénobie qui, devenue tout à fait indépendante de Rome, venait d'ajouter l'Egypte à son empire oriental. Aurélien, après l'avoir vaincue deux fois, la foi'ça de se renfermer dans Palmyre, dont il fit le siège ". J'ai dit ailleurs ce qu'était cette ville des Palmes, appelée par les Orientaux Tadmor, et par les Grecs Palmyre ^ Construite dans une oasis du désert de Syrie, à deux journées de l'Eupbrate, elle devait son origine aux haltes des caravanes et ses premiers

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