IIISIOIIU'; Di; LA GAULE
itfcralioiK et, autour de la lace, celte autre formule paiticulière à Victoria, et que nous avons déjà sij^naiée : Vicloria, empereur'^.
Elle avait à peine fermé les yeux, que ïélricus, soil par découragement, soit dans le but de sonder les dispositions secrètes de Claude, entama des négociations avec lui. L'histoire ne dit pas à quelle condition il offrait la réintégration des trois provinces; mais on peut présumer, à coup sûr, qu'il demandait le partage de l'autorité impériale. C'est la proposition qu'Auréolus luimême, à peine échappé du blocus de Milan, avait osé adresser à Claude, et celui-ci, pour toute réponse, le traitant d'ennemi public qui ne méritait qu'une guerre sans quartier, l'avait assailli et défait-. Mais Tétricus, dans une situation ])ien diflerente, à la tète d'une grande armée, réclamait plus de ménagement, et reçut en efTet des paroles évasives. Claude, quoique délivré d'Auréolus, avait encore autre chose à faire que de se jeter dans les hasards d'une campagne au delà des Alpes : car les Germains venaient de reprendre les hostilités avec un redoublement de violence sur toute la ligne du Danube. Lors donc qu'on lui parlait de la nécessité d'une guerre en Gaule, il répondait par ces mots qui ne compromet-
1. nip. VICTORIA. AUG., tête casquée, et imp. victorina. Ato. Eckhel, Doct. num., vu, 454. — Mionnet, ii, 76. — Imp. ne peut signifier ici im- ■peralrix, comme quelques numismates l'ont avancé. Ce mot n'est point latin dans l'acception qu'ils lui donnent (V. le dictionnaire de Forcellini), et d'ailleurs, quand il pourrait signifier femme d'empereur, il ne serait point applicable à Victoria. Les historiens disent positivement qu'on lui offrit l'empire, et qu'elle le refusa. Les soldats, dans leur enthousiasme pour elle, purent bien l'appeler empereur, comme les Hongrois appelaient roi Marie-Thérèse.
2. Treb. Poil., Trig. tyran., p. 190. — Tillem., Hist. des Emp., t. III, p. 489.