‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 326 sur 353 · Tristiorem. Vopisc, Prob · texte numérisé non relu

Tristiorem. Vopisc, Prob

avènement à l'empire, sans les craintes qu'inspirait déjà l'un de ses fils.

11 en avait deux, M. Aurélius Carinus et M. Auréîius Numérianus. Élevé à Narbonne parmi les élégances de cette capitale commerciale de l'Occident et au foyer du mouvement d'esprit qui ressuscitait en Gaule la littérature romaine, morte partout ailleurs, Numérien, le plus jeune des deux, aurait pu passer, à Rome même, pour un homme parfait. A vingt-huit ans, on le regardait comme le premier orateur de son siècle ; non qu'il rappelât par la nature de son talent les modèles éternels du beau (le siècle ne comportait plus l'éloquence sévère des Gicéron et des Hortensius), mais nul ne le surpassait dans le genre de la déclamation K Sa renommée scolastique avait commencé de si bonne heure, qu'on disait de lui qu'il. déclamait déjà dans les bras de sa mère-. Le rapport qu'il adressa au sénat après l'élection de son père parut si admirable, que l'assemblée, par acclamation, vota une statue au jeune Gésar dans la bibliothèque Ulpienne^ Comme poète, il n'était guère moins célèbre, et plus d'une fois on l'avait vu disputer la palme des concours au grand poète Olympius Némésianus*. Cette

1. Eloquentia proRpolloiis, adeo ut publiée declamaverit feranturque illius scripta nohilia, declamatioui tamen quain Talliano accomodatiora stylo. Vopisc, Numerian., p. 251.

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