LIVRE I.— CHAPITRE Ili
apothéose vint ensuite ^ et ces mesures, dont plusieurs tendaient à rabaisser le sénat, coïncidèrent, non pas fortuitement, on peut le croire, avec une augmentation dans la solde des troupes.
Ayant ainsi lait taire toute résistance en Occident, et laissant Rome aussi bien gardée par la terreur qui planait sur elle que par Tépée des légions, Sévère partit brusquement pour l'Orient. Cinq mois après son retour des Gaules, il débarquait à Antioche avec une armée. Bien des motifs l'appelaient en Asie. Il lui lardait de montrera cette moitié de TEmpire, qui l'avait combattu la première, l'ancien prétendant devenu maître absolu, et d'en linir avec le parti de Niger, qu'on avait essayé de ressusciter-, comme avec celui d'Albinus. Il voulait aussi se venger des Parlbes ({ui a^ai('llt profité de ses embarras, pendant la guerre des Gaules, pour rompre le traité fait avec lui l'année précédente '; mais un plus noble intérêt l'animait surtout. Sa gloire militaire, si incontestable qu'elle tut, avait été gagnée presque tout eut ère dans les guerres civiles: c'était une tache qui la déparait, même à ses yeux. « Il eût rougi, disent les historiens, de « se faire décerner le triomphe pour des victoires souil- (( lées de sang romain-, » et pourtant il désirait ardem-
DIVI. COMMODI. FRATER. DIM. ANTOM.M. PII. NEPOS. DIVI. HADRIA.M. PRO.NEP. DIVI. TRAJAXI. PARTHICI. ABX. DIVI. NERVAE. ADNEP. L. SEPTIMILS. SEVERUS,
Plus. PERTiN'Ax. AUG. Giut., Iiiscript., ed Graev., cl. 5; clm, 9; clvii, 9; CLviii, 3; cxci, 5, 0; ccLMii, 8; cci.xiv, 2 seqq. — Orell., 209 seqq.
t. Severus in deos retulit, flamine addito. Lampr., Comm., 52. — Spartian., Sever., 09. — divo. commodo. coxsecratio. Num. ap. Eckliel, Doct. num. , vu, 132. — divo. commodo. kratri. Grut., cclxi, o;