‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 59 sur 353 · LIVRE I. — CHAPIir.E III · texte numérisé non relu

LIVRE I. — CHAPIir.E III

toutes quatre, influèient puissamment soit en bien, soit en mal, et pendant quaiaiite ans, sur les destinées du monde romain.

Peu de Gaulois furent conviés aux fêtes littéraires de Julia Domna (du moins on n'en ^ oit figurei' aucun parmi les habitués de sa cour), et peu de villes gauloises durent à Sévère quelqu'un de ces utiles travaux dont il était ailleurs si prodigue '. De tout l'Occidenl. qu'il n'aimait point, ce qu'il aimait le moins, c'était la Gaule. Tout entier au souvenir de la guerre d'Albinus, il oubliait qu'il avait administié honorablement la province lyonnaise^, et que l'aîné de ses fils, Antonin, était né à Lyon ^. L'histoire ne cite aucune consliuclion importante faite sur le territoire transalpin par les soins ou avec l'argent de ce prince ; les inscriptions n'y mentionnent que des réparations de routes ^ et, dans l'iledes Bataves, la restauration d'un arsenal ruiné par le temps ^ Aussi les pierres monumentales, élevées par les villes ou les provinces en son honneur et au nom de sa famille, y sontelles rares, tandis cju'elles abondent dans le reste de l'Empire. En Gaule, on n'en peut guère citer que deux qui appartiennent à la INarbonnaise, province, comme on sait, plus italienne encore que gauloise *'.

La première des inscriptions de Narbonne se lapporte au tenq)s où le fils aîné de Sévère n'était encoi'e

\. Dio, i.x\vi,I{î. — Spartian.,Sover.,73. — Zosini., i, 0. — Eiitrop., 10.

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