Acies per cuneos componitur. Id., ibid
102 IIISIOIHK 1)K LA (iAULll.
((giUMTé^)) Ail 1101(1 (le la Ballique, la Unra inililaire consistait sni'lout dans la mann(^ ; los Suions |)oss(idaient des llolles de grosses hanjnes à rames libres et à douijle prone^tiui pouvaient prendre tej-re en tous sens, et bravaient, par leui- l(^gèreté, une niei' remplie d'îlots (^t de bas-fonds. On voyait poindre d('i>i dans ces parages la puissance des pirates du Nord .
Il y avait, au milieu de ces brumes de la Scandinavie, ([uelfpie chose de particulier (jue les anciens signalent sans tenter de Fexplifjner: de nombreux indices d'une civilisation assez avancée, plus de richesse et d'arts, des gouvernemenis plus r(.^guliers, et moins de sentiment d'indépendance farouche ([ue dans le reste de la Teutonie^. Leur témoignage, en cela, concorde avec les traditions indigènes. Faut-il placer la source de ce développement dans les institutions moitié gnerrières, moitié sacerdotales d'Odin ; dans l'élan imprimé par ce réformateur conquérant aux nations de la Scandie, durant le sii'cle qui pi'écéda notre ère? Ce n'est là qu'une hypothèse, mais une bypothèse qui n'a rien de trop improbable.
Ces différences ([ue nous venons de signaler entré les peuples teutons, s'efï'a(;aient bi(Mil()t devant la multiplicité des ressemblances, quand on end)rassait, par la pensée, l'unité de la race.
Partout le fils de Tuisto abiiorrait les villes muréesS
1. Alios ad prœlium ire videas, Cattos ad belluni. Tac, Germ., 30.
2. Utrinque prora paratam sempcr appulsui froutem agit. Id. , il)id., 4i.
3. Est apud illos et opibiis honos, eoque luuis imperitat, iiullis jain exceptionibus, non precario jure parendi. Id., ibid.
•}. Nullas Germanorum populis urbes habitari satis noturn est. Id., ibid., It).