Cses., Bell. Gall , m
3. Accedebat quod suos ab se Iiberos abstractos obsidum nominé dolebant : et Romanos, non solum Itinerum causa, sed etiam perpetuœ possessionis, culmina Alpium occupare conari, et ea loca finitimae provincial adjungere, sibi persuasum habebant. Id., ibid., 2.
pour la dernière extrémité, tenter la chance des événements et défendre le camp1.
Le conseil était à peine fini, les postes à peine assignés, que les montagnards descendirent de tous côtés avec une pluie de pierres et de gais-, et investirent les retranchements pour en faire l'escalade. Les Romains firent d'abord une vigoureuse résistance. Lancés du haut du rempart, tous leurs traits portaient coup-, mais comme les assaillants se relayaient l'un l'autre et oppo saient toujours à l'ennemi des troupes fraîches, celui-ci se trouva enfin épuisé, les forces et même les traits commencèrent à lui manquer. Cependant le combat durait depuis six heures, et déjà les Gaulois pressaient l'assaut, déjà ils coupaient les palissades et comblaient le fossé. Galba sentant bien qu'une sortie générale était sa dernière ressource et son unique moyen de salut, fait prévenir ses soldats qu'ils aient à suspendre un moment l'action pour reprendre haleine, puis à sortir du camp au pas de charge et à ne plus attendre leur sûreté que de leur épée 3. Le signal est donné, et la sortie s"exécute à la fois par toutes les portes. Mais les assiégeants, surpris et troublés, n'ayant le temps ni de se reconnaître ni de se rallier , la fortune changea brusquement pour eux; ils furent de toutes parts enveloppés et massacrés. Des trente mille hommes qui s'étaient réunis à l'attaque du camp, un tiers, dit-on, périt; le reste fut poursuivi par le vainqueur jusque sur les montagnes. Après cette victoire, Galba rentra dans ses retranchements, où il passa la nuit ; mais dès le lendemain , il se mit en