‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 115 sur 454 · Id., ibid.,4, b · texte numérisé non relu

Id., ibid.,4, b

marche pour gagner la Province. Il brûla d'abord toutes se les habitations d'Octodorus; puis, sans obstacle de la part des montagnards, il ramena sa légion chez les Nantuates, et de là chez les Allobroges, où il hiverna1.

Les cantonnements romains n'étaient guère plus tranquilles à l'occident qu'à l'orient de la Gaule. Soit qu'il y eût réellement disette de blé dans l'Armorike, soit que les habitants refusassent d'en livrer, les sept légions distribuées entre la Loire et l'Océan manquaient de pain. Des préfets et des tribuns militaires parcouraient le pays de tout côté et passaient de ville en ville, pressant les envois de vivres, et prodiguant tour à tour les exhortations et les menaces. Pour ces motifs, P. Crassus, qui commandait la septième légion sur le territoire andégave, avait délégué T. Terrasidius chez les Unelles; M. Trébius Gallus, chez les Guriosolites; Q. Vélanius avec T. Silius, chez les Vénètes. Mais ces derniers, bien loin d'obéir aux injonctions des commissaires romains, crurent, en s'emparant d'eux, avoir trouvé un moyen infaillible de recouvrer leurs otages; ils mettent donc aux fers Silius et Vélanius. Cet exemple est imité par les peuples voisins : de tout côté, on fait main basse sur les préfets et les tribuns des légions. Plusieurs cités armorikes s'envoient alors des députés; elles s'engagent, par l'entremise de leurs magistrats, à n'agir que d'un commun accord et à courir la même fortune; elles sollicitent les autres États de se rallier à elles et de préférer à l'esclavage de Rome cette liberté qu'ils ont reçue de leurs ancêtres. Bientôt une ligue commune pour la délivrance du territoire embrassa toutes les nations maritimes ou voisines de la côte, depuis la Seine jusqu'à la Loire. Les confédérés

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