‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 149 sur 454 · Cœs., Bell. Gall., iv · texte numérisé non relu

Cœs., Bell. Gall., iv

2. Aesjâ^svoi Se (BpîTOWoi) Ttvàç wç xaî è; çt).îav Tr,v -/topav ercpcov irpèç xoim3y)v twv èiuTïjSsîtov mij.'^ivttxç , io'jç, te lùrpt ô^t^wv ëyOstpav. Dio, xnix, p. 115. — Non parvum numerum militum perdidit. Oros., vi, 9.

3. Cœs., Bell. Gall., iv, 22, 23, 24. — Dio, xxxix, p. 115. — Oros-, ub. sup.

55 d'envoyer des messages de tous côtés pour publier le dernier revers des Romains et appeler la population aux armes. « Ils lui offraient, disaient-ils, une occasion in- « faillible défaire un riche butin et d'assurer à jamais la « liberté de la Bretagne. » Ayant enfin rassemblé de grandes forces en cavalerie et infanterie, ils vinrent assiéger le camp romain. Une sortie vigoureuse les repoussa. Comme César n'avait pour toute cavalerie que les trente chevaux qui avaient servi d'escorte à Comm l'Atrébate, et que les Bretons avaient délivrés en même temps que le roi gaulois, la poursuite ne fut pas fort vive; pourtant les légions ne rentrèrent point sans avoir mis à feu et à sang toute la campagne voisine. Le soirdela même journée, les Bretons, suivant leur coutume, dès qu'ils avaient éprouvé le moindre échec, envoyèrent au proconsul des députés pour traiter de la paix. Ce mot fut bien doux à l'oreille du Romain ; car l'équinoxe approchait, et quelques jours de plus la mer lui était fermée. Pour concilier néanmoins avec son salut l'orgueil romain et sa propre vanité, il parla comme un vainqueur impérieux, exigea des otages en nombre double de ceux qu'il avait imposés, et enjoignit qu'on les lui amenât sur le continent; puis, sans attendre la réponse des insulaires, saisissant un moment favorable, il mit à la voile au milieu de la nuit. Il débarqua sans accident sur le territoire gaulois; seulement deux bâtiments de transport, contenant trois cents hommes, ne purent prendre terre avec les autres et abordèrent un peu plus bas. Les soldats qui les montaient, assaillis à l' improviste par les Morins, à l'instant du débarquement, étaient perdus, sans l'arrivée de la cavalerie romaine. Quant aux Bretons, délivrés de la présence de César, tous, à l'exception de deux tribus, se dispensèrent d'envoyer sur le continent les

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