‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 164 sur 454 · Cœs., Bell. Gall., v · texte numérisé non relu

Cœs., Bell. Gall., v

54 d'hostilité contre Mandubrat et ses sujets les Trinobantes. Les otages livrés, il ramena son armée vers la flotte, et trouva tous les vaisseaux réparés-, il les fit mettre à flot, leva l'ancre par un calme, au commencement de la seconde veille, et aborda le continent au point du jour1. Telle fut l'issue de cette seconde expédition, pour laquelle César avait déployé un appareil de forces si imposant, et une flotte de deux cents navires; il n'en retira d'autre gain que quelques bandes d'esclaves 2, et des perles bretonnes dont il envoya à Rome une grande quantité3; quant au tribut annuel imposé à Gassivellaun, il ne fut jamais payé, et le proconsul non plus n'y comptait guère. En un mot, et pour nous servir des expressions d'un écrivain ancien, César mit le pied deux fois en Bretagne 4, et il en rapporta l'honneur d'y avoir deux fois combattu.

A son arrivée, il trouva la Gaule tranquille; aucune résistance, aucune agitation, apparente du moins. L'assemblée générale des Gaules, convoquée par lui à Samarobrive, chez les Ambiens, contribua à entretenir sa sécurité; après une session toute pacifique, il la congédia, et pourvut à ses quartiers d'hiver, disséminant ses troupes dans plusieurs États différents, parce que la sécheresse excessive de cette année avait rendu les subsistances rares. Il envoya une légion chez les Morins; une autre, commandée par Q. Cicéron, sur le territoire nervien; une troisième chez les Essues5, dans l'Armorique; une quatrième, avec T. Labiénus, sur les confins des Tré-

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