‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 222 sur 454 · LIVRE VIL— CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE VIL— CHAPITRE IL

l'un des ponts que Vercingétorix avait fait détruire. Le lendemain, il détacha deux cohortes de chacune de ses légions, se cacha avec elles dans le bois, et ût défiler le long de la rivière le reste des troupes et tous les équipages, en conservant l'ordonnance habituelle. Vercingétorix, ne remarquant point de différence dans la disposition des légions., et se trouvant trop loin pour évaluer le nombre des hommes, ne soupçonna aucun stratagème, et, suivant le mouvement des Romains-, remonta comme eux la rivière le long du bord opposé. Lorsque César conjectura qu'il était assez éloigné, il fit rétablir le pont sur les mômes piles, dont la partie inférieure était restée debout. Ayant promptement terminé l'ouvrage, il traversa à la tête, de ses deux légions, choisit un terrain convenable pour camper, et fit revenir à lui le reste de ses troupes. Vercingétorix, craignant d'être forcé à donner bataille, se porta en avant à grandes journées. L'armée romaine entra. pour lors sur le territoire arverne, et en cinq marches arriva devant Gergovie; Vercingétorix l'y avait prévenue, et couvrait la place avec son armée1.

Cependant les dix mille hommes d'infanterie éduenne requis par le proconsul étaient rassemblés, et Convictolitans s'occupait de leur trouver un chef suivant ses désirs, car il roulait clans sa tête de grands desseins. Depuis que les légions avaient passé la Loire, le jeune vergobret ne dissimulait plus ses sentiments sur les affaires de la Gaule : sa baine contre César, son affection et ses vœux pour Vercingétorix n'étaient plus un secret pour personne, il parlait hautement de guerre et d'affranchissement. En relation, par sa charge, avec la

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