‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 221 sur 454 · Aujourd'hui Decise · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Decise

50 jugea prudent cette fois de donner raison aux lois, et reconnut ce jeune homme pour seul et légitime vergobret. Mettant alors à profit ce service de médiateur, il exhorta le peuple éduen à s'occuper plus activement de la guerre présente ; il renouvela les promesses dont la république avait toujours éîé prodigue envers lui, et demanda dix mille hommes d'infanterie et toute la cavalerie, qu'il voulait distribuer dans les postes de communication pour la sûreté de ses convois. Quel que fût le mécontentement des Édues à ces demandes exorbitantes, ils n'osèrent pas résister en face, et lui livrèrent d'abord leur cavalerie l.

En partant pour Décésia, César avait donné ordre à ses légions d'aller l'attendre sur la rive droite de l'Allier; dès qu'il fut de retour, il les partagea en deux divisions. Il envoya Labiénus avec quatre légions contre les Senons et les Parises ; à la tète des six autres, il marcha sur Gergovie des Arvernes. Mais, pour arriver à cette ville, il fallait traverser l'Allier, et tous les ponts avaient été coupés par Vercingétorix, qui, maître de l'autre rive, empêchait les travailleurs romains de les rétablir. Séparées seulement par la rivière, les deux armées s'observaient mutuellement, et les deux camps se trouvant placés presque toujours vis-à-vis l'un de l'autre, aucune des manœuvres de César n'échappait à l'œil vigilant de son ennemi. Pendant plusieurs jours, ses tentatives réitérées échouèrent; sa situation l'inquiéta; il craignit que l'été ne se passât ainsi en marches et en observations, parce que l'Allier n'était guère guéable qu'en automne. Pour sortir de cet embarras, il imagina d'établir son camp dans un lieu couvert de bois, vis-à-vis de

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