Cses., Bell. Gall., vu, G
2. Nacti obsides, quos Cœsar apud eos deposuerat, horum supplicio dubitantes territant. Id., ibid., 63.
3. Re in controversiam deducta, totius Galliae concilium Bibracte indicitur. Id., ibid.
nouvelles incursions germaniques; les Lingons, les Rèmes surtout, comme contraires à la coalition et amis déterminés des Romains. La question de prééminence, mise aux voix, fut résolue en faveur des Arvernes; et Vercingétorix, à la presque unanimité des suffrages, fut maintenu dans ce commandement qu'il avait honoré par tant de vertu et de courage1. Les Édues cédèrent; mais Éporédorix et Yirdumar, jeunes ambitieux qui avaient espéré jouer un rôle éclatant, ne se soumirent qu'avec répugnance à l'autorité du chef arverne2.
Pour lui, chargé du sort de tant de millions d'hommes, il pourvoit à tout avec la prudence et le sang-froid d'un esprit supérieur. Il ne se laisse point éblouir par le nombre de cités qui obéit à ses ordres, par la multitude d'hommes qu'il peut réunir en un instant. Confiant dans le système auquel il devait ses premiers succès, il ne change rien à ses plans; sa tactique est toujours d'éviter les batailles rangées, d'employer son excellente cavalerie à gêner les communications et l'approvisionnement des Romains, et pour le moment, de leur fermer le chemin de la Province. Il demande seulement un renfort de quinze mille cavaliers; quant à l'infanterie, il se contente de celle qu'il a. Il fait aussi publier l'ordre de détruire les grains et de brûler les habitations dans toutes les cités où se portera l'ennemi. « Résignons-nous à ces « maux particuliers, disait-il, ils doivent nous assurer à « jamais l'empire et la liberté3. »
1. Multitudinis suffragiis ces permittitur : ad unum omnes Vercingetorigem probant imperatorem. Caes., Bell. Gall., vu, 63.
'2. Inviti summse spei adolescentes, Eporédorix et Virdumarus, Vercingetorigi parent. Id., ibid.
3. Qua rei familiaris jactura, perpetuum imperjum libertatemque se conscqui videant. Id., ibid., G4.