‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 243 sur 454 · Caes., Bell. Gall., vu · texte numérisé non relu

Caes., Bell. Gall., vu

2. C. Valerio Donotauro, Caburi filio, principe civitatis, compluribusque aJiis interfectis. Id., ibid., 05.

52 de cavalerie. En tirer de l'Italie ou de la Province était complètement impossible : les chemins n'étaient pins libres. Il s'adressa donc aux nations germaines, habituées à se louer à qui leur présentait l'appât d'une solde ou du butin; elles lui en fournirent suffisamment pour ses forces de pied ; elles lui envoyèrent même quelques bandes de leur infanterie légère exercée à combattre parmi les cavaliers. Comme ces Germains étaient mal montés, il prit les chevaux des tribuns et des autres officiers, ceux mêmes des chevaliers, et les distribua à ses stipendiantes1.

Cependant, il désespérait de faire face à tant d'ennemis et ne pensa plus qu'à opérer sa retraite en bon ordre sur le nord de la Province, afin de la secourir2 et de tirer de nouvelles troupes de l'Italie. Du territoire des Lingons, qu'il occupait alors, il se dirigea donc vers la frontière séquanaise pour gagner le Rhône. Vercingétorix le suivait à dix milles de distance, attentif à tous ses mouvements; il craignit enfin qu'il ne lui échappât. Ayant appelé au conseil les chefs de la cavalerie : « Le « jour de la victoire est arrivé, leur dit-il ; les Romains « se retirent en toute hâte dans leur province-, c'est « assez pour la liberté du moment, ce n'est rien pour la « paix et la liberté à venir : bientôt ils reviendront avec « de plus grandes forces, et nous ne verrons jamais la « fin de cette lutte. Qu'y a-t-il donc à faire? Tenter un « combat de cavalerie, attaquer l'ennemi en pleine « marche, embarrassé de ses équipages. Si les légions « font halte pour soutenir leur cavalerie, César ne peut « continuer sa route, il est perdu ; si, comme je le pré-

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