‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 255 sur 454 · Cses., Bell. Gall., vu · texte numérisé non relu

Cses., Bell. Gall., vu

blessa un grand nombre et força plusieurs escadrons à se retirer de la mêlée. Chaque fois que les Gaulois chargeaient avec avantage, chaque fois que les Romains pliaient, des cris d'espérance et d'encouragement s'élevaient à la fois des deux armées gauloises qui entouraient les lignes ennemies. Gomme l'action se passait sous les yeux des deux partis, l'amour de la gloire et la crainte de la honte les animaient également; aucun trait de courage ni de lâcheté ne pouvait rester ignoré. On combattit avec acharnement depuis midi jusqu'au coucher du soleil, et la victoire restait indécise; mais la cavalerie germaine ayant fait une charge en escadrons serrés sur un seul point, la cavalerie gauloise fut enfoncée; les archers, enveloppés, furent taillés en pièces. Les légions sortirent alors à la poursuite des fuyards et les poussèrent jusqu'à leur camp sans leur donner le temps de se rallier. La garnison d'Alésia, consternée, regagna ses murailles1.

L'armée gauloise extérieure prit un jour de repos, et ce temps fut employé à préparer des claies, des échelles, des crocs en grande quantité. Vers le milieu de la nuit, elle sortit dans le plus grand silence, et s'approcha des ouvrages romains, du côté de la plaine. Là, poussant un cri général, pour avertir les assiégés, elle se mit à jeter des fascines dans le fossé, et à chasser les postes ennemis du rempart à coups de fronde et de traits. A leur cri, la trompette d'alarme répondit aussitôt de l'enceinte de la place; Vercingétorix et les siens accoururent. Les Romains de leur côté prennent place aux remparts ; ils font jouer les machines établies sur la terrasse et dans les tours; et les boulets de plomb, les dards, les

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