Id., ibid
52 avait été obligé d'établir le camp dans un terrain à mi-côte et conséquemment commandé par la hauteur. La garde de ce quartier était échue aux deux lieutenants G. Àntistius Réginus et C. Caninius Rébilus. Ayant reconnu les lieux par leurs éclaireurs, les chefs gaulois choisirent soixante mille de leurs hommes les plus braves et les mirent sous le commandement de l'Arverne Vergasillaun. Vergasillaun, parti de son camp à la première veille de la nuit, arriva au point du jour dans le lieu désigné : il se cacha derrière la colline, et fit reposer ses gens. Lorsque l'heure de midi approchait, il marcha vers cette partie du camp romain dont nous venons de parler; en même temps la cavalerie s'approcha des retranchements du côté de la plaine, et l'infanterie, commandée par Gomm l'Atrébate, se mit en bataille '.
Vercingétorix, du haut de sa citadelle, voyant ce mouvement, sortit de la ville avec les claies, les fascines, les galeries couvertes, les faux de siège et tout ce qu'il avait disposé pour l'assaut. Partout à la fois le combat s'engage; on met tout en usage, on s'attache aux endroits qui paraissent plus faibles. L'ennemi suffit à peine à la garde de tant de retranchements qu'il faut défendre de deux côtés. Les clameurs qui s'élèvent de l'attaque extérieure, et que les Romains entendent derrière eux, les inquiètent et favorisent l'armée intérieure ; chacun songe, dans ces circonstances, que sa sûreté dépend de la valeur d'autrui, et souvent le danger le plus éloigné est celui qui fait le plus d'impression sur les esprits2.
César avait choisi un poste d'où il pouvait tout voir à
i. Cses., Bell. Gall., vu, 83.