‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 258 sur 454 · LIVRE VII. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE VII. — CHAPITRE II

une grande distance; il envoyait de là ses ordres et des 52 secours où ils étaient nécessaires. De part et d'autre on sentait que la journée serait décisive et terminerait la guerre; les Gaulois voyaient qu'ils n'avaient plus d'espoir s'ils ne parvenaient à percer la ligne, et les Romains, que la victoire était la fin de leurs travaux. Le fort de l'action était surtout aux postes supérieurs, où Vergasiilaun commandait l'attaque; car cette sommité étroite qui dominait la colline était d'une extrême importance. Les Gaulois s'épuisent donc en efforts pour se faire jour; tandis que les uns lancent des traits, d'autres, ayant formé la tortue, s'avancent au pied du rempart; des combattants frais prennent la place de ceux qui sont fatigués ; la terre qu'ils ont jetée sur les défenses extérieures leur donne la possibilité de monter à l'assaut, et les garantit des pièges cachés. Bientôt les projectiles et les forces manquent aux légions *.

César envoie sur ce point Labiénus avec six cohortes, et lui ordonne, s'il ne peut plus soutenir la défense du rempart, de tenter une sortie , mais seulement à la der-, nière nécessité; il va ensuite lui-même parcourir les autres points ; il encourage les soldats, les exhorte à ne pas céder à la fatigue, leur remontre que tout le fruit des combats précédents dépend de cette journée. Cependant la troupe de Vercingétorix, désespérant de forcer les retranchements de la plaine, à cause de l'étendue des fortifications, tente d'escalader les hauteurs escarpées où les Romains avaient des forts; elle y transporte tout ce qu'elle avait préparé pour l'assaut, elle déloge par une grêle de traits les Romains qui combattaient sur les tours, et parvient à se faire un chemin avec des terres, des

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