‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 279 sur 454 · ld., ibid · texte numérisé non relu

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m gions de Belgique, et passa l'hiver à Nëmétocène S capitale des Atrébates 2.

Là, il apprit une nouvelle qui le remplit de joie : le dernier et le plus indomptable des chefs insurgés, Comm l'Atrébate, avait mis bas les armes. On se rappelle que ce roi, ainsi qu'Ambiorix, avait fui en Germanie pour échapper au joug étranger ou à la mort. Ambiorix s'y fixa, car il n'avait plus en Gaule ni famille ni compatriotes ; Comm ne put se résigner à l'exil : à peine les légions de César avaient-elles quitté la Belgique, qu'il repassa le Bhin ; et, de retour parmi ses sujets, il chercha à y ranimer l'ardeur patriotique et la haine des Bornai ns. Mais le découragement et la peur glaçaient toutes les âmes ; on ne voulut point l'écouter, on le repoussa même. Banni de sa cité, Comm dédaigna de chercher un asile ailleurs; il erra, sans toit, sans demeure fixe, de forêt en forêt, avec une troupe de cavaliers qui se dévouèrent à sa destinée 3. Lorsque les quatre légions envoyées pour hiverner en Belgique eurent pénétré dans l'intérieur du pays, Comm leur fit une guerre opiniâtre, attaquant les traîneurs et interceptant les convois : cette poignée d'hommes infatigables se trouvait partout à la fois, gênait beaucoup les Bomains pour l'approvisionnement de leurs quartiers, et les inquiétait encore davantage4.

Le questeur de César, Marc-Antoine, résolut de se défaire à tout prix de l'Atrébate, et il choisit pour cette

1. Nemetocenna ou Nemetacum, aujourd'hui Arras (département du Pas-de-Calais).

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