Cœs., Bell, civ., n
2. Asseres enim pedum xn, cuspidibus prœfixi atque hi maximis balistis missi, per quatuor ordines cratium in terra defigebantur. Caes., Bell, civ., 11, 2.
49 armées et équipées avec grand soin, car ils ne manquaient ni de rameurs ni de pilotes ; ils y avaient ajouté des barques de pêcheurs, doublées et garnies de claies à l'épreuve des traits, et les avaient remplies d'archers et de machines de guerre. C'était un dernier effort qu'ils tentaient; toute la jeunesse, tous les hommes d'un âge mûr s'armèrent et s'embarquèrent : il ne resta dans la ville que les vieillards infirmes et les femmes. L'escadre massaliote mit à la voile par un vent favorable et fit sa jonction avec Nasidius dans le port de ïauroentum, sans que la flotte de César put y apporter obstacle. Alors de côté et d'autre on se prépara à combattre ; les Massaliotes les premiers prirent le large et se formèrent en ligne : l'escadre de Massalie tenait l'aile droite, celle de Nasidius l'aile gauche *.
« Le jour commençait à se lever, dit un poëte presque toujours exact comme un historien, mais surtout dans la description qui suit; le soleil naissant projetait sur la vaste mer ses rayons brisés par les ondes ; le ciel était sans nuages; les vents en silence laissaient régner dans l'air le calme et la sérénité, et la mer semblait aplanir ses flots pour offrir à la guerre un théâtre immobile. Alors chaque navire quitte sa place ; et d'un mouvement égal s'avancent, d'un côté, ceux de Massalie, de l'autre, ceux de Rome. D'abord la rame les ébranle, et bientôt, à coups redoublés, elle les soulève et les fait mouvoir2. « La flotte des Romains se range en forme de croissant; aux extrémités se placent les puissantes trirèmes, et les galères surmontées de quatre ou de cinq bancs de rameurs; les plus faibles garnissent le centre. Au milieu
Cas., Bell, civ., ii, 4.
Lucan., ni, v. 521, seqq. — Cses., Bell, civ., n, 5, 6.