Id., ibid., 14, 15, 1G
49 d'orge gâtée, déposés autrefois dans les magasins pour les circonstances urgentes *.
Sur ces entrefaites, César était de retour à Narbonne, vainqueur de l'Espagne, qu'il avait soumise en quarante jours, et il ne tarda pas à paraître sous les murs de Massalie. La ville se remit à son entière discrétion. César lui épargna les horreurs du pillage, il laissa subsister ses murailles et ses édifices, il respecta sa liberté et ses lois; mais il la désarma, il se fit livrer tous ses vaisseaux et tout l'argent de son trésor, il la contraignit à recevoir dans ses forts une garnison de deux légions 2. La catastrophe de Massalie affligea vivement le parti pompéien: pour consoler dans son infortune cette fidèle amie, et lui envoyer encore au delà des mers une dernière marque d'affection, Pompée et le sénat, qui siégeait près de lui, octroyèrent à sa métropole, l'antique Phocée, le titre et les droits de cité libre.
Le dictateur (César venait d'être investi de l'autorité dictatoriale par un décret du peuple) n'avait puni que Massalie ; ses châtiments portèrent ensuite sur les villes et les peuples de la Xarbonnaise qui s'étaient montrés hostiles ou froids à son égard. Les mouvements excités chez les Allobroges et les Arécomikes par les sollicitations et l'argent des Massaliotes, n'avaient eu d'autre résultat que d'inquiéter un peu les légions ; cependant César traita ces deux peuples avec une sévérité que de véritables ré-