C. Aujourd'hui Fréjus
7. Civitate donatos et quosdam e semibarbaris Gallorum recepit in curiam. Suet.3 Cses., 70.
«9 droits de cité romaine y furent accordés avec une générosité qui pouvait justement exciter l'envie et les murmures des vieux sujets de Home. De cette époque date le plus grand nombre des familles juliennes et des villes juliennes, c'est-à-dire des familles et des villes dont le dictateur daignait agréer le patronage : Bibracte des Édues fut en tête de ces villes clientes du conquérant, et s'honora du surnom de Julia1.
Les Gaulois suivirent en foule César dans ses campagnes de Grèce et d'Afrique ; il les appliquait à tous les services militaires indifféremment, les faisant tantôt cavaliers, tantôt fantassins, tantôt rameurs2. L'historien de la guerre d'Afrique raconte ce trait comme incroyable et pourtant vrai, que trente cavaliers gaulois dépostèrent deux mille chevaux numides, et les chassèrent jusque sous les murs d'Adrumète 3. Dans un combat de la même campagne, les cavaliers gaulois de Labiénus (car les Pompéiens avaient aussi leurs Gaulois, enrôlés pour la plupart dans la Narbonnaise au commencement de la guerre), abandonnés des Numides, furent presque tous taillés en pièces par ceux de César, qui vit avec peine le champ de bataille jonché de ces beaux et prodigieux corps4. « César les plaignit, ajoute Hirlius, parce que « c'étaient de braves gens qui, étant venus de chez eux « presque tous pour le servir, avaient été pris en che- « min ou dans les combats, et contraints de passer du « côlé de ses ennemis pour sauver leur liberté ou leur « vie5. » Quelquefois les Gaulois des deux partis se bat-