Marti Camulo, Grut., p. 50, num. 12, et p. 40, num
27 au dieu de la guerre; Diane et Arduinna 1, à la de'esse de la chasse ; Belen et Apollon2, au dieu de la lumière et de la médecine. Belisana ou Minerve, Mercure ou Tentâtes3, furent adorés indistinctement. Les dieux mêmes qui n'avaient pas leurs correspondants sur l'Olympe romain, Rome les adopta à titre de dieux indigètes : tels furent, parmi beaucoup d'autres, la déesse Nèhalèniaet Hèsus, cette espèce de Mars sacerdotal 4 introduit par le druïdisme au sein du polythéisme. De ce système dériva pareillement le mélange des représentations diverses de la même divinité, et l'accouplement quelquefois bizarre de ses attributs symboliques 8. Plusieurs monuments nous offrent en ce genre de curieux composés où l'imagination fougueuse et souvent très-subtilement métaphysique des Gaulois contraste à côté de l'élégante et régulière simplicité du génie grec6. Les autels collectifs devinrent très-communs. Tout le monde connaît les fameux basreliefs 7 où Jupiter, en costume romain , Hésus , en tablier de bûcheron, abattant un arbre, Castor avec son cheval, et le taureau aux trois grues8, figurent succes-
Comhal, et Calma (gaël.), fort, vaillant. Lluyd et Armstrong. — Dans une autre inscription, on lit Marti Bêla tu cadro. Cader (kimr.) signifie puissant, guerrier.